À seulement 34 ans, Basile Fanier est le plus jeune maire de Dordogne, devant gérer Sarlat, une ville de près de 9 000 habitants qui attire chaque année quatre millions de visiteurs. Avant même son élection, il était déjà un visage familier dans les ruelles de la cité médiévale, et sa volonté d'améliorer le cadre de vie est palpable. Détails de son mandat, comme l'amélioration de la propreté, font partie de ses priorités qu'il scrute quotidiennement.
Les premiers jours de son mandat, comme il l'explique, ont été denses et sans répit. "Il n’y a pas vraiment de week-ends ni d’horaires," dit-il, tout en continuant à partager son numéro de téléphone personnel avec ceux qui souhaitent le contacter. Un engagement qui se traduit déjà par un flot de demandes. Pour mieux gérer les urgences, il consulte tard le soir ou dès l'aube les messages de ses concitoyens.
Premières mesures et critiques
Héritant d’un paysage politique dominé par son prédécesseur, Jean-Jacques de Peretti, Basile Fanier a nommé un directeur de cabinet expérimenté, Guillaume Boutié, et s'est rapidement attelé à la tâche. Un audit des finances municipales en cours témoigne de sa volonté de remettre de l’ordre dans la gestion de la ville. La passation de pouvoir a cependant été délicate. Il a perdu de peu la présidence de l’intercommunalité, au profit de Benoît Secrestat du Parti Socialiste, une défaite qui l'a conduit à se concentrer davantage sur Sarlat.
Lors de ce recentrage, il a pu rencontrer presque tous les 250 agents de la ville, une première étape pour instaurer une gouvernance plus inclusive. Dans le cadre de ses promesses, il s'engage également à rénover la salle des fêtes, tout en cherchant à appliquer une justice tarifaire concernant l'occupation du domaine public.
Malgré ces initiatives, sa gestion a connu des critiques, notamment concernant la fermeture de deux pharmacies du centre-ville. De plus, il a été critiqué pour sa séparation de la directrice du centre culturel, dans une transition vers une direction artistique plus fédératrice. Sa nouvelle politique événementielle sera mise à l'épreuve avec la Fête de la musique, qui sera prolongée sur deux jours cette année.
Dans une ville où le changement est palpable, Basile Fanier semble déterminé à marquer son mandat de son empreinte, tout en étant conscient des attentes de ses concitoyens et des défis à relever.







