Un accord crucial a récemment été signé entre la direction de la Polyclinique Pau Pyrénées et la CFDT, entraînant la suppression de 122 postes au lieu des 161 initialement prévus. Sur ces 122, 81 seront des départs volontaires, un chiffre qui suscite de vives émotions parmi le personnel.
Les urgences continueront de fonctionner de 8 heures à minuit, alors qu'elles devaient initialement fermer à 20 heures. De plus, le service oncologique, qui était menacé, sera maintenu, et des primes supplémentaires, y compris une « prime de rétention », seront accordées aux employés devant rester jusqu'au mois de septembre.
Lors de la réunion de négociation, dirigée par le directeur général Éric Duret et Delphine Chastan, DG du groupe GBNA, la CFDT est parvenue à obtenir ces concessions majeures, bien que la CGT ait choisi de boycotter le processus, critiquant sa transparence. Élodie Latisnère, élue CFDT, a exprimé son soulagement tout en reconnaissant que la situation reste délicate : « Nous aurions voulu éviter toute suppression de postes. Nous avons lutté pour ce qui pouvait être préservé, et c’est déjà un bon résultat », a-t-elle déclaré.
Un plan de départs volontaires a été mis en place, mais tous ceux qui souhaitent en bénéficier ne pourront pas y accéder, car il y a plus de postulants que de postes disponibles. Les critères de sélection feront la part belle à ceux en formation, ceux approchant de la retraite, ainsi qu’à l’ancienneté et à la situation familiale. Cette approche a suscité des préoccupations parmi les employés, qui craignent que certains de leurs collègues ne puissent pas échapper à la suppression d’emplois.Par ailleurs, depuis fin mars, la Polyclinique est en redressement judiciaire, et la fermeture imminente de la clinique Marzet et de la maternité de Navarre a déjà été annoncée. Le service de soins médicaux de réhabilitation, initialement menacé, pourrait également être réparti entre plusieurs établissements privés, sous réserve de validation par l’Agence régionale de santé, a rapporté Sud Ouest.
Les implications de cette situation sont vastes et soulèvent des questions quant à l’avenir des services essentiels dans la région. Les manifestations qui ont eu lieu en soutien aux travailleurs montrent bien l'attachement de la communauté à cette institution. La route vers la stabilisation de la Polyclinique reste semée d'embûches, mais la mobilisation des employés et des syndicats pourrait permettre d'atteindre un compromis acceptable pour tous.







