Emmanuel Macron a exprimé sa satisfaction concernant la chute du régime de Nicolas Maduro, déclarant que le peuple vénézuélien pouvait désormais se réjouir. Sur X, il a souligné les atteintes aux libertés fondamentales commises par Maduro, tout en omettant les attaques américaines qui ont facilité ce changement de pouvoir. Son entourage a ensuite précisé que cette prise de position était un retour au droit international, en affirmant que "un dictateur a été déchu".
Cependant, cette déclaration n'est pas passée inaperçue. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a fustigé le président français, affirmant que sa position représentait "une honte" qui abandonne les principes du droit international. “C'est un jour sombre pour notre pays”, a-t-il écrit, accompagné par Manuel Bompard qui a exprimé sa tristesse de voir la France se réduire à un soutien des interventions américaines.
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a également critiqué Macron, rappelant que "la France n’est pas un État vassal des États-Unis". Les tensions ont conduit à des manifestations à Paris, rassemblant des milliers de personnes, dont Mélenchon, qui a appelé à la libération de Maduro.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a pris une position plus nuancée, notant que l’opération militaire américaine "contrevient" au droit international. Il a souligné que les solutions devaient être décidées par les peuples, et non imposées de l’extérieur.
Macron a mis l'accent sur la nécessité d'une transition politique pacifique et démocratique. Il a exprimé le souhait que cette période de changement soit gérée par Edmundo Gonzalez Urrutia, un candidat de l'opposition pour les élections présidentielles de 2024.
Le président américain, Donald Trump, a quant à lui déclaré que les États-Unis superviseraient cette transition jusqu’à ce qu’une solution stable soit établie. Pendant ce temps, des responsables politiques en France ont essayé de naviguer entre la nécessité de dénoncer l’intervention américaine sans apparaître comme des partisans de Maduro.
Comme l'a exprimé l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, "aucune compassion ne sera montrée pour le dictateur Maduro, mais il est crucial de reconnaître que nous entrons dans un monde où la loi du plus fort prévaut". Cette dynamique a également été reprise par Marine Le Pen, qui a souligné le besoin de respecter la souveraineté des États. Pour elle, renoncer à ce principe pourrait mener à une "servitude" future.
Les débats au sein du paysage politique français continuent, alors que le pays tente de trouver un équilibre entre ses relations diplomatiques et les réalités géopolitiques actuelles. Selon des experts comme le politologue Thomas Guénolé, cette situation illustre les difficultés persistantes de la France à naviguer sur la scène internationale, surtoutface aux interventions américaines.







