Suite à l'arrestation inattendue de Nicolás Maduro par les États-Unis, la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodríguez a été désignée comme présidente intérimaire par le Tribunal suprême de justice du pays. Son investiture a eu lieu le 5 janvier, lors d'une cérémonie qui visait à projeter une image de continuité au sein du chavisme. Sa prise de pouvoir se déroule dans un contexte où Donald Trump annonce déjà ses intentions de « diriger » la transition au Venezuela et d’optimiser les ressources pétrolières du pays.
À peine élue, Delcy Rodríguez fait face à une dualité de choix : défier ou collaborer avec l'administration Trump. Ce dernier a clairement averti, « Si elle n'agit pas correctement, elle le paiera cher, sans doute plus cher encore que Maduro », indiquant l'importance de sa position face à la pression internationale. Cette situation rappelle l'analyse de The Atlantic, où il est souligné que la marge de manœuvre de Rodríguez est considérablement réduite sous la menace potentielle d'intervention américaine.
Delcy Rodríguez, dont le parcours politique a été façonné par un héritage marqué par la lutte, est perçue comme l'un des piliers de l'appareil chaviste. Selon Efecto Cocuyo, son ascension au pouvoir pourrait également signifier que « rien ne change vraiment » au Venezuela. Son origine, fille d'un guérillero marxiste, lui confère une aura symbolique dans le pays, mais également des critiques quant à sa loyauté envers Maduro.
Sur le plan international, les experts soulignent que les États-Unis ne devraient pas espérer gérer le Venezuela de manière autonome, car cela les rendrait responsables de l'instabilité actuelle et des crises humanitaires, comme le rapportent des analyses de The Conversation. Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a également indiqué que les États-Unis ne souhaitent pas se retrouver à la tête du pays, une position qui laisse entrevoir des intentions plutôt opportunistes de la part de Trump.
Dans l'ensemble, la stratégie de Trump semble viser à faire de Rodríguez un « instrument de son pouvoir » pour mieux orchestrer l'avenir du Venezuela, notamment par rapport aux richesses pétrolières. Cette dynamique complexe entre le nouvel ordre politique vénézuélien et l’influence américaine sera à suivre de près dans les semaines à venir.







