À quelques mois des élections municipales à Paris, les candidatures de Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture, et de Sophia Chikirou, députée LFI, sont sérieusement perturbées par des affaires judiciaires. Dati doit comparaître en septembre 2026 pour corruption dans le cadre du dossier Carlos Ghosn, alors que Chikirou sera jugée en mai pour escroquerie.
Les allégations contre Dati incluent des soupçons concernant un montant de 900 000 euros perçus pour des prestations de conseil sans avoir réellement œuvré dans ce domaine, une situation qu'elle conteste vigoureusement. De surcroît, la ministre fait face à d'autres enquêtes relatives à des honoraires non déclarés, notamment dans le cadre du dossier GDF Suez, récemment mis au jour par des perquisitions menées chez elle.
Pour Chikirou, la situation n'est guère plus claire. La candidate LFI, bien que pétrie d’ambitions, se retrouvera face à la justice pour escroquerie, ce qui pourrait gravement affecter sa campagne. Selon un article de Le Monde, ces incidents constituent un vrai test pour les deux femmes, qui tentent de tourner ces affaires à leur avantage.
Des experts politiques, tels que Jean-Pierre Raffarin, estiment que ces affaires pourraient rendre difficile l’ascension politique de ces deux figures à Paris. Raffarin nous dit : "La perception du public peut être fatale pour une campagne, et un procès en cours n'aide jamais". En effet, leurs équipes respectives essaient de minimiser l'impact en le qualifiant de "non-événement", mais la réalité judiciaire pourrait bien s'imposer dans le débat public.
Face à ces complexités, l'électorat parisien pourrait voir ces candidatures sous un jour tout à fait différent. Comment ces affaires influenceront-elles le vote ? La question reste ouverte, mais un fait demeure : la route vers l'Hôtel de Ville ne sera pas facile pour Rachida Dati et Sophia Chikirou.







