Après avoir enfin officialisé sa candidature, Jean-Michel Aulas, l'ancien président de l'Olympique lyonnais, propose une série d'initiatives pour les élections municipales de Lyon en 2026. Il souhaite notamment instaurer la gratuité des cantines scolaires, sans condition de ressources, ainsi qu'un accès gratuit aux activités périscolaires, incluant aide aux devoirs et initiations culturelles. Aulas affirme que ces mesures favorisent l'égalité et renforcent la cohésion sociale, cruciales pour le tissu urbain lyonnais.
Dans une interview accordée à La Tribune de Lyon, il a expliqué : "Cela permettrait à chaque enfant de déjeuner dans un cadre de qualité, indépendamment de ses origines sociales. Prolonger leur temps de travail scolaire ou les initier à des activités culturelles contribue à leur émancipation." Ce modèle est également défendu par Anaïs Belouassa Cherifi de LFI, qui vise à tromper les inégalités existantes dans le système scolaire.
Le coût de ces propositions est estimé entre quatre et six millions d'euros annuels pour l'accès périscolaire, et environ 13,8 millions d'euros pour la gratuité des repas. Aulas croit que ces dépenses sont "budgétairement soutenables", envisageant de les financer grâce à des économies sur les coûts de fonctionnement et à une meilleure optimisation des recettes fiscales, notamment via le soutien de la Caisse d'Allocations Familiales.
En parallèle, il a abordé le sujet sensible de l'immigration illégale, affirmant : "D'ici fin 2026, il n'y aura plus d'immigration illégale tolérée à Lyon." Il propose d'organiser des Assises de l'accueil et de la sécurité, impliquant divers acteurs, y compris les forces de sécurité et des associations locales. Cela comprend également la planification d'une évacuation stricte des squats, en coordination avec l'État.
Certaines de ces préoccupations trouvèrent un écho dans les discours de personnalités politiques comme Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, qui a souligné l'importance de mesures concrètes contre l'immigration illégale. Des experts et représentants d'associations expriment cependant des réserves sur l'impact social de ces actions.
À quelques mois des élections, les propositions d'Aulas suscitent à la fois enthousiasme et scepticisme. Si l'on attend plus de détails quant à leur faisabilité, ces sujets restent au cœur des préoccupations des Lyonnais, en plein débat sur l'avenir de leur ville.







