La campagne pour les élections municipales de 2026 à Marseille a débuté avec la participation de plusieurs candidats qui affrontent le maire sortant (divers gauche), Benoît Payan. Ce dernier justifie son bilan en mettant en avant les avancées réalisées durant son mandat. Marseille, deuxième ville de France, voit donc une concurrence accrue, avec des forces de gauche plus divisées face à la droite qui s'efforce de se montrer unie, tout en étant fragilisée par des controverses internes.
Le premier tour des élections se déroulera le 15 mars. Pour l'heure, il est crucial d'analyser le paysage politique et les stratégies des candidats, comme l'indique Ouest-France.
Benoît Payan : le maire sortant défend son héritage
Qualifié de « non élu » par certains de ses adversaires, Benoît Payan a hérité du poste en décembre 2020, suite à la démission de Michèle Rubirola, écologiste. Préférant s'harmoniser avec les communistes et une faction des écologistes, il a désormais face à lui d'anciens alliés de La France Insoumise. "Marseille est aujourd’hui plus juste, plus verte et plus forte", affirme-t-il dans une lettre, tout en reconnaissant les défis à venir.
À propos de la sécurité, il prône une augmentation des effectifs de police municipale et l’extension de la vidéosurveillance. Son plan de rénovation des écoles, soutenu par l'État, vise également à redynamiser le secteur éducatif. Malgré ses réalisations, l’opposition souligne les retards accumulés, rafraîchissant ainsi le débat sur son action municipale.
Franck Allisio : le candidat du Rassemblement National
Franck Allisio, député Rassemblement National, promet d'installer “l'ordre” à Marseille. Il a récemment reçu le soutien de figures clés, comme Marine Le Pen, et tente de capitaliser sur les résultats positifs de son parti lors des dernières législatives. En appuyant sur le thème de la sécurité, il se positionne comme l'antithèse de l'approche de Benoît Payan.
Allisio se prononce également contre l'immigration, arguant qu’elle est liée à des enjeux de narcotrafic et de sécurité, deux problèmes qu’il estime cruciaux. "Je veux mettre Marseille en ordre”, déclare-t-il avec conviction.
Martine Vassal : l’union des droites en perspective
Martine Vassal, présidente de la métropole, désire réunir la droite et le centre après avoir obtenu le soutien de plusieurs partis politiques. Elle a suscité la polémique en laissant entendre qu'une alliance avec le RN au second tour pourrait être envisageable. Son agenda se concentre sur des propositions concrètes telles que le renforcement des mesures de sécurité, tout en faisant face à une enquête préliminaire pour corruption.
Sébastien Delogu : la voix imprévisible de La France Insoumise
À gauche, Sébastien Delogu, tout juste investi par LFI, critique le bilan de Payan, l’accusant de ne pas rompre avec une gestion collégiale peu dynamique. Porté par une volonté d’éradiquer le clientélisme, ce candidat se concentre sur des sujets tels que le logement et les enjeux écologiques.
Enfin, l'élection à venir s'annonce comme un véritable combat entre différentes familles politiques, toutes se disputant une ville marquée par des tensions sociales et économiques. Les prochaines semaines seront cruciales pour définir les coalitions et les stratégies, mais une chose est certaine : les Marseillais auront l'embarras du choix.







