Les préparatifs pour les élections municipales de 2026 à Marseille sont lancés. Alors que le maire actuel, Benoît Payan (divers gauche), se bat pour défendre son bilan, les autres candidats prennent position. Cet article fait le point sur les principaux prétendants à la mairie, qui devront se mesurer au scrutin prévu le 15 mars prochain.
Benoît Payan, le maire sortant "non élu" défend son bilan
Aux yeux de ses challengers, Benoît Payan est souvent étiqueté comme "non élu", rendant son statut moins solide. Il a pris la tête de la mairie en décembre 2020 après la démission de l'écologiste Michèle Rubirola, qui avait marqué un tournant en faveur de la gauche dans une ville longtemps dominée par la droite.
Le maire sortant, qui a désormais reconfiguré son appartenance politique vers la gauche diversifée, a validé sa candidature tout en consolidant le soutien des communistes et d’une partie des écologistes. Cependant, il doit faire face à de nouveaux rivaux, des frondeurs de son ancien groupe qui se sont tournés vers La France Insoumise.
S'appuyant sur ses réalisations, Payan estime : « Nous avons commencé à remettre la ville sur les bons rails. Marseille est aujourd'hui plus juste, plus verte et plus forte. » Il s'engage également sur la sécurité, ayant doublé le nombre de policiers municipaux et initié une série de réformes dans les écoles, avec le soutien d'un plan étatique connu sous le nom de « Marseille en grand ».
Franck Allisio, le candidat RN à l'assaut du narcotrafic
Le député RN des Bouches-du-Rhône, Franck Allisio, a rapidement amorcé sa campagne, promettant « l'ordre » à Marseille. Avec une montée récente de l'extrême droite, Allisio espère capitaliser sur les résultats des dernières législatives où le RN a su séduire 42% des électeurs locaux.
Parmi ses prises de position les plus marquées, il a dénoncé le narcotrafic, appelant à « l'état d'urgence » pour contrer un phénomène qu’il juge galopant. Son programme se concentre aussi sur la sécurité et l'inclusion d'un discours plus nationaliste.
Martine Vassal, la présidente de la métropole qui veut rétablir la droite
Martine Vassal, présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence, se positionne comme une figure unificatrice de la droite. Soutenue par les partis Les Républicains et Horizons, elle s'est engagée à défendre des propositions concrètes pour la sécurité, tout en manœuvrant habilement les alliances à gauche et à droite pour maximiser ses voix.
Elle a récemment été mise en lumière par des enquêtes judiciaires l'entourant, ce qui pourrait s’avérer être un obstacle à sa campagne, mais elle soutient que cela ne freine pas son élan et s’engage à améliorer la sécurité dans la ville.
Sébastien Delogu, le candidat LFI imprévisible
Enfin, Sébastien Delogu, député LFI, critique vivement le bilan de Benoît Payan. Ancien chauffeur de taxi, il cherche à ramener la voix du peuple face à ce qu'il décrit comme une gestion favorisant le clientélisme. Il s'est allié avec le collectif Vaï pour élargir son soutien au sein de la société civile locale.
Bien qu'accusé de diviser le camp de gauche, Delogu cherche tout de même à maintenir un dialogue pour une éventuelle union au second tour, son objectif étant de rétablir un meilleur équilibre au sein de la ville.
Ces élections municipales promettent d’être intenses, avec des candidats aux visions diverses qui s’apprêtent à faire face à des enjeux significatifs pour le futur de Marseille.







