Dans un procès qui pourrait avoir des répercussions politiques significatives, les avocats de Marine Le Pen ont plaidé sa relaxe au cours d'une audience qui a duré plus de quatre heures. L'ancienne candidate à la présidence espère voir sa condamnation initiale allégée pour pouvoir envisager une nouvelle candidature à l'Élysée. La décision définitive de la cour d'appel de Paris sera annoncée le 7 juillet.
Les avocats de Le Pen ont pris la parole en dernier, présentant leur argumentation avec passion. Bien que les responsables du Rassemblement national, impliqués dans l'affaire concernant les assistants parlementaires européens, aient été muets, les plaidoiries de Sandra Chirac-Kollarik et Rodolphe Bosselut devraient marquer les esprits des juges pendant leur délibération.
Lors de ses interventions, Chirac-Kollarik a dressé un portrait personnel de Le Pen, la décrivant comme "une femme aux yeux bleu acier et à la voix rauque". Elle a souligné les défis particuliers auxquels font face les femmes en politique, affirmant que "la politique, c'est un milieu rugueux". L’avocate a également insisté sur le fait que Le Pen devait être vue non seulement comme une politicienne, mais comme "un animal politique au sens d'Aristote". C'était un appel à la compréhension et à l'empathie, en demandant au tribunal de reconnaître la nature humaine derrière l'accusée.
"On ne demande pas à être jugé au-dessus des lois, mais on demande le respect du droit."
Sandra Chirac-Kollarik, avocate de Marine Le Pen
Ce procès pourrait influencer le futur politique de Marine Le Pen. Alors que l'échéance de décision approche, l'enjeu est de taille non seulement pour l'accusée elle-même, mais pour l'ensemble du paysage politique français, en particulier à l’approche des futures élections.







