Les adolescents pourraient être peu réjouis d'apprendre cette nouvelle. Après Emmanuel Macron, c'est au tour d'Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation nationale, d'évoquer des changements potentiels pour les vacances d'été. Lors d'une interview le 9 février 2026, il a proposé de réduire ces vacances à seulement quatre à six semaines, suscitant des réactions variées au sein du corps enseignant.
Emmanuel Macron a souvent affirmé que les vacances d'été étaient excessivement longues. Cette idée a trouvé un écho auprès de Geffray, qui a exprimé son soutien pour un calendrier scolaire plus condensé lors d'une interview sur RTL. Selon lui, la durée actuelle des vacances peut entraîner une perte considérable d'apprentissage, notamment pour les élèves en zone d'éducation prioritaire. Il a souligné que "le mois et demi d'été représente une baisse de niveau significative, équivalente à un mois d'enseignement perdu".
Des journées scolaires réinventées
Quelle pourrait être la nouvelle organisation de l'année scolaire ? Dans un entretien avec Brut, Emmanuel Macron a envisagé un retour à l'école anticipé en août et un départ en vacances plus tardif. Il a suggéré qu'un mois de vacances pourrait être plus adapté, à condition d'instaurer des journées plus courtes pour les collégiens et lycéens, leur permettant de s'adonner à des activités sportives et culturelles. "Des journées moins chargées favorisent un meilleur apprentissage", a-t-il conclu.
Des objections de la part des enseignants
Cependant, ce projet suscite de vives critiques parmi le corps enseignant. Catherine Nave-Bekht, professeure et secrétaire générale de la fédération CFDT, a exprimé ses réserves sur la question climatique : "Il fait souvent beaucoup trop chaud dans certaines régions dès avril. Faut-il vraiment envisager d'enseigner en plein été ?"
Le ministre de l'Éducation a promis que le débat serait approfondi et qu'aucun changement ne serait appliqué pour la rentrée 2026. En effet, il a renvoyé la discussion sur les vacances scolaires à la présidence de 2027, notant que des réformes seraient nécessaires, mais compliquées à mettre en œuvre.
Une prospective à long terme
La possibilité d'une réduction des vacances d'été a déjà été discutée au sein de plusieurs commissions. Par exemple, une récente convention citoyenne a présenté des propositions allant dans ce sens, tout en renforçant les structures de temps scolaire.
Qu'il s'agisse de relancer les débats sur la structure des vacances d'été ou de repenser l'organisation des journées scolaires, il semble certain que les décisions à venir façonneront l'avenir éducatif des jeunes générations tout en considérant l'impact climatique et les besoins d'apprentissages équilibrés.







