Au cœur de l'Assemblée nationale, un moment mémorable s'est produit ce jeudi lors de la journée de niche parlementaire des écologistes. Le texte proposé pour renforcer la protection des lanceurs d’alerte face à la menace du narcotrafic a été voté à l'unanimité. La mère du militant Amine Kessaci, qui a subi de nombreuses pertes, était présente pour témoigner de l'importance de cette avancée.
Cette proposition de loi, soutenue par les voix de la gauche et qui va à l'encontre de l'avis du gouvernement, vise à élargir le dispositif de protection des victimes et témoins qui ne sont pas nécessairement engagés dans une procédure judiciaire. Néanmoins, le reste des députés dans l'hémicycle a choisi de s'abstenir, partageant l'objectif du texte mais soulignant des doutes quant à son efficacité.
Des mesures de protection inédites
« Ce vote envoie un message fort aux trafiquants. Nous offrons une protection essentielle à ceux qui œuvrent pour la justice », a affirmé la députée Sandra Regol, initiatrice de la loi. Ce texte permettrait aux forces de l'ordre d'appliquer diverses mesures de sécurité, allant de l'attribution d'un numéro de téléphone d'urgence à celle d'une identité d'emprunt, ainsi que d'autres formes de protection.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a exprimé ses réserves concernant cette initiative, soulignant que l'État assure déjà une protection adéquate pour tous ceux qui se trouvent en situation de danger. Il craint que ce nouveau dispositif n'affaiblisse le système actuel.
Un appel à l'action contre la criminalité
Amine Kessaci, également candidat aux élections municipales à Marseille, a récemment été exfiltré d’un meeting, rappelant les dangers auxquels il est confronté. Sa mère, Ouassila Benhamdi Kessaci, a déclaré lors d'une conférence de presse : « Ils armés des enfants de 14 ans pour perpétrer des actes violents. Nous, qui sommes restés sans protection, avons besoin de soutien. »
Les réactions de la société civile et des experts mettent en avant l'urgence d'un cadre législatif qui protège non seulement les lanceurs d’alerte, mais aussi la société face à une montée inquiétante de la violence liée au narcotrafic. Ce projet de loi pourrait ainsi représenter un acte fondamental pour l'avenir du pays. En effet, selon une étude récente du Monde, le narcotrafic a connu une accélération alarmante ces dernières années.







