Emmanuel Macron semble bénéficier d'un soutien de taille avec Joachim Nagel, le patron de la Bundesbank, qui ouvre la voie à une augmentation de la dette commune à travers des obligations européennes. Ce soutien arrive alors que les dirigeants de l'Union se rassemblent pour discuter des stratégies de relance économique.
Dans une interview avec Politico, Nagel a exprimé sa volonté de créer "un actif sûr de référence européen commun" afin d'attirer des investisseurs étrangers.
Bien que réticent jusqu'ici, le gouvernement allemand, dirigé par le chancelier Friedrich Merz, a rejeté fermement les propositions de Macron, qualifiant l'idée de détournement de l'attention du véritable sujet de discussion, à savoir la compétitivité européenne. Ce contraste met en lumière des divisions au sein de l'Europe sur la nécessité d'une telle démarche.
La France pousse pour un marché fort
Durant la semaine, Emmanuel Macron a intensifié ses efforts pour relancer l'idée de lever des fonds communs, s'appuyant sur les recommandations de Mario Draghi. Le président français a plaidé pour un investissement de 1.200 milliards d'euros par an dans des secteurs stratégiques comme la sécurité, la défense et la technologie. En l'absence d'une telle stratégie, il met en garde contre le risque d'être dépassé par des puissances comme la Chine ou les États-Unis.
Néanmoins, cette vision pour une obligation européenne est accueillie avec scepticisme dans plusieurs pays, notamment l'Allemagne et l'Italie, qui favorisent la simplification et la réduction des charges réglementaires sur les entreprises pour encourager la croissance.
Selon une analyse de la Fondation Bertelsmann, même des accords commerciaux convincent ne pourraient accroître le PIB de l'UE que de 0,6% sur cinq ans.
Face à un contexte mondial de plus en plus tendu, ces débats sur la dette commune et les obligations européennes pourraient redéfinir le futur économique de l'Union, un choix crucial pour les membres face à la montée des enjeux géopolitiques.







