Lyon a récemment été le théâtre d’un meeting marquant du mouvement La France Insoumise
Avec plus de 2.000 participants rassemblés à la Bourse du travail, Jean-Luc Mélenchon et Anaïs Belouassa-Cherifi ont su capter l’attention, dans un contexte marqué par des tensions croissantes. « Il reste encore des personnes à l’extérieur », a mentionné un membre de l’entourage de Jean-Luc Mélenchon, soulignant l’affluence inattendue de soutiens en cette soirée.
« C’était essentiel d’être ici, de montrer notre solidarité face aux menaces et aux désordres qu’a provoqués la mort de Quentin Deranque », a exprimé Alex, militant de 50 ans, tandis que des préoccupations similaires résonnaient parmi les participants, augmentant la tension palpable dans l’air.
Une réunion surveillée de près
Le dispositif de sécurité était renforcé, bien qu’aucune menace formelle n’ait été signalée, selon une source proche des forces de l'ordre. Une présence significative de CRS avait été mobilisée pour assurer la sécurité à l’extérieur de l'événement.
« On doit continuer à lutter contre la peur », a insisté Thomas, 33 ans, déterminé à ne pas laisser les événements récents compromettre leur engagement politique. Mélenchon a lui aussi marqué ce point, en appelant à une action pacifique : « Pas de bagarre », a-t-il martelé, exhortant les militants à faire preuve de discipline face à toute provocation.
Un discours enflammé contre l’adversité
Le leader de La France Insoumise a mis en lumière la « déferlante médiatique » qui l’affecte, dénonçant les attaques constantes qu’il subit. Anaïs Belouassa-Cherifi, candidate aux municipales, a également pris la parole, se présentant comme « la candidate de l'antifascisme » et critiquant férocement Jean-Michel Aulas, qu’elle a qualifié d’« allié de la droite ». Son discours a été ponctué par des applaudissements fervents de l’audience, exprimant leur support.
Un appel à l’engagement civique
Jean-Luc Mélenchon a finalement exhorté les Lyonnais à voter pour Anaïs Belouassa-Cherifi, incitant le public à ne pas laisser la peur et la stigmatisation définir leur parcours électoral. Un moment de camaraderie a émergé, les supporters chantant « Siamo tutti antifascisti », un symbole de leur solidarité.
Au terme de ce meeting, les participants ressortaient galvanisés, persuadés d’avoir été témoins d’un tournant sur la scène politique lyonnaise. Cet événement symbolise non seulement un appel à l’unité, mais aussi une mobilisation significative pour les élections municipales à venir.







