La déclaration de la Russie intervient alors que des représentants d'Ukraine et des États-Unis ont débuté des pourparlers jeudi 26 janvier à Genève. Ces discussions visent à préparer une rencontre trilatérale prévue début mars à Abou Dhabi avec Moscou. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a souligné que les avancées réalisées ce jour devraient faciliter les négociations à venir.
Le négociateur ukrainien, Roustem Oumerov, a confirmé la programmation d'une rencontre bilatérale avec les envoyés américains, Steve Witkoff et Jared Kushner. Tous deux devraient aborder l'après-guerre en Ukraine ainsi que les préparatifs pour les prochaines négociations. Il a insisté sur l'importance de synchroniser leurs positions, car aucune avancée concrète n'a encore été réalisée, selon des sources journalistiques de l'AFP.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a quant à lui déclaré n'avoir « aucune échéance » pour mettre fin aux hostilités, affirmant que la Russie s'en tenait à des objectifs précis à réaliser. Ces propos, rapportés par l'agence TASS, illustrent la position ferme de Moscou dans ce contexte complexe de négociation.
Discussions trilatérales début mars
Le rendez-vous en Suisse fait suite à de nouvelles escalades militaires, avec des frappes russes faisant plusieurs dizaines de blessés, notamment des enfants, et touchant des infrastructures civiles dans différentes régions, a rapporté Volodymyr Zelensky. Au total, Moscou aurait déployé environ 420 drones et 39 missiles pour frapper son voisin durant la nuit.
Avant ces pourparlers, la Russie a également annoncé avoir remis un millier de dépouilles de soldats ukrainiens à Kiev, sans révéler le sort d'un nombre équivalent de combattants russes.
Pression américaine sur Kiev
De son côté, Washington, qui œuvre pour mettre un terme à ce conflit jugé le plus meurtrier en Europe depuis 1945, fait face à des critiques. Le président ukrainien a relayé ses inquiétudes sur les concessions que l'administration américaine de Donald Trump semble exiger de l'Ukraine, déclarant : « Nous ne pourrons accepter plus de pression que sur les agresseurs russes. » Zelensky aspire également à une rencontre en présence de Trump et de Vladimir Poutine pour discuter des questions clés des pourparlers, mais ce dernier demeure évasif sur sa participation.
Les négociations sont particulièrement délicates en ce qui concerne le statut du Donbass, une région clé où Moscou demande le retrait des forces ukrainiennes, une condition que Kiev rejette fermement. Récemment, Zelensky a souligné que grâce à la résistance des Ukrainiens, Vladimir Poutine n'a pas pu réaliser ses ambitions militaires malgré des combats incessants.







