Le candidat du Rassemblement National (RN) pour les élections municipales à Grenoble, Valentin Gabriac, a affirmé lors d'un meeting le 27 février qu'il avait l'ambition d'atteindre le second tour. Devant environ 130 sympathisants dans un amphithéâtre du centre-ville, il a présenté sa liste et ses principales propositions.
Gabriac, accompagné de quatre députés, a déclaré : "Notre objectif dans les deux semaines à venir est de convaincre les Grenoblois, de faire connaître notre liste et nos mesures phares pour améliorer la sécurité, la propreté et l'attractivité de la ville". Il a poursuivi en prédisant : "Nous serons au second tour, et nous jouerons un rôle majeur dans cette élection". Cette ambition pourrait se transformer en réalité, notamment grâce à l'alliance historique entre le RN et l'Union de la Droite (UDR), qui se traduira par des listes dans plusieurs communes comme Échirolles et Saint-Martin-d'Hères.
Environ 400 manifestants antifa à proximité
À une centaine de mètres du meeting, environ 400 manifestants, se revendiquant du mouvement antifa, ont exprimé leur opposition en scandant des slogans tels que "Grenoble antifa" et "Siamo tutti antifascisti". Le rassemblement, qui s'est déroulé sans incidents notables, a été soutenu par le candidat de La France Insoumise (LFI), Allan Brunon, qui a tenté de faire interdire l'événement du RN. En réponse, Gabriac a qualifié d'intolérante l'extrême gauche qui refuse le débat politique. Ce contraste entre les deux événements témoigne de la polarisation croissante dans la ville, avec des opinions divergentes profondément ancrées.







