Alors que l'extrême droite se prépare à une alliance de ses trois candidats pour le second tour des municipales à Carpentras, les deux représentants de la gauche, malgré des échanges qualifiés de "main tendue" tout au long de ce lundi, campent sur leurs positions sans parvenir à un compromis.
Dès dimanche soir, suite aux résultats du premier tour, Serge Andrieu a tenu à rappeler son engagement envers son concurrent Francis Adolphe, arrivé en troisième position à moins d'un point d'écart : "Derrière moi arrive Francis Adolphe. Nous avions convenu de nous retirer au profit du candidat le mieux placé. Cet engagement est essentiel pour empêcher l’extrême droite de s'imposer à Carpentras". Ce message n’a cependant pas ouvert la voie à des négociations constructives.
L'union fait la force, devise de Carpentras
La réponse de Francis Adolphe est intervenue le lundi matin, appelant à la fusion des forces face à la menace du FN. Il a écrit au maire sortant : "Nous sommes presque à égalité et nous avons la capacité de convaincre les électeurs". Il a même cité la devise de Carpentras, à savoir : "Unitas fortitudo, dissentio fragilitas" (l'union fait la force, le désaccord la fragilité), soulignant ainsi le besoin d'unité. Pourtant, Serge Andrieu a rapidement rejeté cette proposition, évoquant la "non-fiabilité" et un potentiel "revirement dangereux pour le second tour".
Étalage déplorable
Dans l'après-midi, une nouvelle rencontre a eu lieu sans donner lieu à un accord. Francis Adolphe a critiqué le maire sortant dans un communiqué moins diplomate, l'accusant de rester sur des thèmes stériles et de ne pas proposer de solution constructive. La situation semble bloquée, et les Carpentrassiens regardent, impuissants, ces échanges s'éterniser.
Sur les réseaux sociaux, les tensions se sont intensifiées avec des déclarations vives. Serge Andrieu, abasourdi, a appelé son rival à mettre un terme à ce "étalage déplorable", ajoutant : "Ressaisis-toi, il est encore temps de trouver une solution". Les électeurs de la ville, quant à eux, attendent des réponses claires, alors que la compétition s'intensifie en vue du second tour.







