La Charente-Maritime, un reflet fidèle de la stagnation du Rassemblement national dans ces élections municipales, montre des signes de progression, mais sans éclat véritable.
Avec 12 listes investies, le parti vise à tripler le nombre de ses conseillers municipaux et à faire une entrée fracassante au Conseil municipal de La Rochelle. À mi-parcours, quels résultats constatons-nous ? Selon des analyses de Sud Ouest, le premier objectif semble à portée de main, car en 2020, seulement quatre listes avaient été présentées, permettant au RN d’obtenir sept élus. Les élections de dimanche dernier montrent que Richard Guérit a gagné six sièges à Marennes, Isabelle Lemaire en a remporté quatre à Saujon, et Pénéloppe Godefroy deux à Saint-Georges-d’Oléron. En outre, à Corme-Écluse, Patrick Dugenne, suppléant du député Pascal Markowsky, représente l'opposition.
Le RN a su qualifier sept listes pour le second tour et pourrait encore augmenter son nombre d'élus à Royan, où Nicolas Calbrix a obtenu une percée de 25,74 %. Cela laisse espérer une amélioration du score dans plusieurs communes, notamment à Saint-Palais-sur-Mer et Dolus-d'Oléron.
Obtenir un minimum de 21 conseillers municipaux est jugé comme une étape essentielle pour solidifier leur présence. Souveraine dans le département, Sévérine Werbrouck souligne : "C'est très important, ça compte pour asseoir notre implantation".
1 Une représentativité à améliorer
Cependant, les deux autres objectifs du RN ont rencontré des obstacles. À Royan, malgré une seconde position, Calbrix accuse un retard significatif de 21 points. Dans le village de Bords, où Alain Bellu a réussi à se hisser en tête avec une marge très étroite, le panorama reste mitigé.
2 La Rochelle en attente
Dans la capitale départementale, le RN n'a pas enregistré d'amélioration significative, avec un score similaire à celui de 2014 : 2 574 voix (8,8 %), en comparaison de 2 261 (8,5 %) il y a douze ans. "Ce n'est pas un résultat extraordinaire, mais ce n'est pas non plus une catastrophe" tempère Sévérine Werbrouck dans une analyse partagée par d'autres experts politiques.
Malgré les signes d'un ralentissement dans l'essor du RN, certains estiment que le dépôt d’une liste de 49 candidats pourrait représenter une base solide sur laquelle le parti pourra s’appuyer à l’avenir. Un défi de taille demeure : faire de ces avancées une véritable stratégie d’enracinement au sein des municipalités locales.







