Les négociations entre Marc Gricourt et Nicolas Orgelet se sont intensifiées lundi 16 mars 2026. Un accord semble proche, bien que des détails restent à régler.
« La liste qui sera mienne au premier tour sera également celle du second tour. » Ces mots prononcés par Marc Gricourt lors de son dernier meeting de campagne, le 11 mars, marquent un tournant inattendu. En effet, quatre jours plus tard, la liste de Nicolas Orgelet a obtenu 17,76 % des voix, devançant les prévisions. En novembre, Gricourt avait exprimé ses doutes quant à une fusion entre les deux listes, craignant que cela ne nuise à la dynamique électorale. « À moins d'une catastrophe, je suis opposé à une fusion. »
Le 15 mars, Gricourt a néanmoins enregistré une victoire avec 33,65 % des suffrages. Ce qui a surpris, c'est la performance de Nicolas Orgelet, qui s'est qualifié avec brio pour le second tour. Gricourt ne pouvait pas ignorer ce signal des électeurs. Face à cette réalité, il a changé de stratégie et s'est montré « ouvert au dialogue », proposant une rencontre avec les Écologistes dès le lendemain.
Des discussions préparées par les Écologistes
Nicolas Orgelet, conscient des enjeux, avait anticipé ce type de négociation dès le début de sa campagne. « Si nos électorats se regroupent à l'entre-deux-tours, cela donnera un élan à la gauche, démontrant sa capacité à se réinventer, » disait-il en décembre dernier. Il précise : « Au premier tour, on choisit ; au deuxième, on s'allie. » Orgelet faisait toujours preuve de prudence, refusant de devenir un simple appât pour la majorité sortante.
Bien que les négociations n’aient pas encore abouti à un accord le jour même, tous deux n'avaient pas encore soumis leur liste à la préfecture, un signe qu'un compromis pourrait se dessiner. En discussions précédentes, les Écologistes avaient demandé la moitié des places sur la liste commune, une exigence jugée inacceptable par Gricourt, qui la qualifiait de « déraisonnable et injustifiée ». Il avait alors proposé sept places éligibles, incluant deux postes d'adjoints, mais ce schéma a été rejeté par le collectif Blois en commun qui a décidé de se présenter seul.
Des tensions à surmonter pour l'alliance
Accru par ses 17,76 % des voix, Orgelet est revenu aux discussions avec une position plus forte. Son objectif est clair : les Écologistes veulent rompre avec leur rôle de faire-valoir. « Nous avons l'intention de peser sur les décisions, » confiait-il. Cependant, cette prise d'autonomie a provoqué des frictions avec des élus, allant jusqu'à un retrait de délégation par Gricourt. Si une alliance se formalise, les anciens rivaux devront trouver des moyens d'expliquer cet accord aux électeurs tout en gérant la déception de certains colistiers écartés. Malik Benakcha, arrivé en seconde position, a rapidement dénoncé ce qu'il qualifie de « tripatouillage », tout en tentant de minimiser les conséquences de cette fusion, en faisant le parallèle avec les élections de 2001 où une situation similaire avait permis à Nicolas Perruchot de l'emporter dans un contexte triangulaire.
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