Le second tour des élections municipales à Angoulême, programmé pour le 22 mars 2026, se traduira par une lutte entre le maire sortant, Xavier Bonnefont (Horizons), Anne-Aziliz Petit-Louboutin (LFI), et Patrick Mardikian (divers gauche). La dynamique politique a connu des retournements de situation, surtout après le départ de deux concurrents.
Lors du premier tour, les résultats étaient clairs : Bonnefont a récolté 27,4 % des voix, tandis que Petit-Louboutin et Mardikian ont obtenu respectivement 18 % et 12,9 %. D’autres candidats, dont Frédéric Duhoux-Salaberry, ont tenté d’établir une union à gauche, mais ces négociations ont échoué, conduisant Duhoux-Salaberry à se retirer, avec le constat que les conditions d'une fusion n'étaient pas réunies.
Vincent You, quant à lui, a proposé une alliance à Bonnefont en échange d’une présidence au Grand-Angoulême, mais son offre a été jugée inappropriée par le maire, ce qui l’a poussé à se retirer également de la course. Sur cette décision, You a déclaré sur Facebook qu’il trouvait nécessaire de donner à Angoulême une chance de se renouveler.
Alors que Duhoux-Salaberry et You jettent l’éponge, Mardikian maintient sa candidature, affirmant vouloir porter la voix de ceux qui souhaitent la fin de l'ère Bonnefont. Petit-Louboutin a réagi durement, traitant sa décision de maintien d'« irresponsable », l’accusant de soutenir un système et de favoriser le macronisme.
Pour l’instant, Bonnefont se positionne comme le seul rempart face à l'extrême gauche, incitant les électeurs à choisir son programme pour l’avenir d'Angoulême. Le paysage politique se prépare ainsi à un affrontement stratégique pour ce second tour, avec des enjeux cruciaux pour la ville.







