La première présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin, a annoncé qu'elle ne participerait pas aux discussions relatives au budget 2026, qu'elle a préparé, tout comme celui de 2025. Lors d'une conférence de presse à Paris, elle a expliqué : « Après la réunion du collège de déontologie, la conférence des présidents a défini des règles précises concernant les rapports que je présiderai et ceux que je ne présiderai pas. »
Elle a également confirmé, « Je ne participerai ni aux textes financiers de 2025 ni à ceux de 2026, de même que sur la certification des comptes publics. »
Ancienne ministre de l'Action et des Comptes publics, Mme de Montchalin a pris ses fonctions à la Cour des comptes en février 2026. Sa nomination avait suscité des inquiétudes concernant un éventuel conflit d'intérêts, une préoccupation largement partagée par l'opposition.
« La Cour des comptes ne réagit pas à l'actualité »
Dès le début, elle avait annoncé sa décision de s'abstenir de participer à tout débat concernant l'exécution du budget de l'État et de la Sécurité sociale pour 2025 ainsi qu'à la certification des comptes. Cependant, des interrogations persistaient quant au budget 2026, élaboré dans les derniers jours de son mandat précédent.
« Ce sujet a été clarifié pour tous, ce qui permet à chacun de travailler en confiance, » a-t-elle souligné lors de ses déclarations. Interrogée sur l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur le déficit, elle a déclaré qu'elle ne pouvait pas répondre, précisant que « la Cour des comptes ne réagit pas à l'actualité, mais donne des avis sur plusieurs budgets et textes. »
Toutefois, elle a rappelé que la Cour des comptes avait exprimé son point de vue sur l'importance de réduire le déficit et de garantir la soutenabilité de la dette, évoquant ainsi les enjeux de souveraineté. Ces positions renforcent l'idée que la transparence et l'intégrité demeurent des priorités dans la gouvernance financière du pays.







