Lors d'une récente interview, Wes Streeting, le ministre britannique de la Santé, a commenté la situation actuelle au Moyen-Orient et la position du gouvernement britannique vis-à-vis des États-Unis. Il a souligné l'importance de « faire la distinction entre des paroles potentiellement choquantes et la réalité. » Cela s'inscrit dans une dynamique où Londres prend clairement ses distances avec Washington.
Malgré une pression croissante de la part des États-Unis, le gouvernement britannique a exprimé son refus de s'engager militairement contre l'Iran, tout en critiquant ouvertement la gestion du président Donald Trump. Ce dimanche, lors d'une intervention sur Sky News, Wes Streeting n'a pas mâché ses mots concernant les propos tenus par Trump sur les réseaux sociaux, les qualifiant d'« audacieux, incendiaires et scandaleux ».
« Nous devons juger les actes de Trump, et non ses paroles, » a-t-il déclaré, ajoutant qu'il était « extraordinaire » pour un président de menacer une nation de voir sa civilisation anéantie, en référence à un message posté par Trump sur sa plateforme Truth Social. Ce dernier avait menacé l'Iran d'une destruction massive si le pays refusait l'accord proposé par Washington.
Les négociations entre les États-Unis et Téhéran, qui ont duré 21 heures, se sont récemment soldées par un échec, laissant la fragile trêve menacée. Wes Streeting a exprimé sa déception quant à l'absence de progrès diplomatique, notant : « Dans le domaine de la diplomatie, on échoue souvent avant de réussir. Même si ces discussions n'ont pas porté leurs fruits, il reste essentiel de continuer à dialoguer. »
Le Royaume-Uni prévoit de tenir de nouvelles discussions avec une coalition de nations la semaine prochaine, axées sur la réouverture des voies maritimes dans le détroit d'Ormuz. Cette réunion fait suite à une rencontre entre le Premier ministre Keir Starmer et Donald Trump, traitant de la nécessité d'un plan concret pour rétablir le trafic maritime dans cette région stratégique.







