Deux agents des CRS seront traduits en justice pour des actes de violence et de vol survenus récemment à Nice. Ce week-end, un jeune homme a été victime d'une agression alors qu'il se trouvait dans son véhicule. Les faits ont suscité une onde de choc, renforcée par la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux. Selon le procureur de Nice, Damien Martinelli, les deux policiers, qui se trouvaient en état d'ébriété, devront répondre devant le tribunal correctionnel le 1er juin.
Les versions des événements varient entre les policiers et la victime. Les images de vidéosurveillance de la ville, examinées par les enquêteurs, semblent corroborer le récit du plaignant. Celui-ci, âgé de 22 ans, a décrit une scène violence, précisant qu'il avait reçu de nombreux coups à la tête. Le parquet précise qu'il a également été traîné par les cheveux et qu'il a subi des blessures qui lui ont valu une incapacité totale de travail de quatre jours.
La nuit de l'agression, après une soirée entre amis, la victime tentait de « dessoûler » dans son fourgon lorsqu'elle a été accostée par deux hommes alcoolisés. Selon son témoignage recueilli par Nice Matin, un malentendu lié à une dispute téléphonique a rapidement dégénéré. Il déclare : « J’ai des bleus, des ouvertures partout sur le corps, au dos, aux genoux, aux bras. »
Alors qu'il était à terre, un des agresseurs lui aurait dérobé des affaires dont 100 euros et son permis de conduire. Les deux CRS auraient réagi à la demande d'un voisin d'appeler la police en se revendiquant comme policiers eux-mêmes, en déclarant : « C'est nous la police. »
Suite à la diffusion des vidéos dans les médias, les deux policiers, nés en 1998 et 1999, se sont présentés devant leurs supérieurs et les enquêteurs. Ils ont reconnu avoir consommé de l'alcool, mais ont tenté de se justifier en affirmant qu'ils restaient maîtres d’eux-mêmes. L'un d'eux a ajouté avoir récupéré des billets au sol, pensant qu'ils appartenaient à son collègue.
Il est à noter que ces deux agents, sans antécédents judiciaires, sont affectés à une CRS chargée de maintenir l'ordre dans des zones sensibles. Actuellement, un juge a été saisi pour envisager un placement sous contrôle judiciaire des mis en cause, leur interdisant de porter une arme ou de se rendre à Nice. Les autorités sont sous pression, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, rappelant que des enquêtes administratives seront menées.







