Christelle Mange, maire de Chéraute, a récemment participé à une discussion sur la parité au sein de l'agglomération Pays Basque. Lors de son intervention le vendredi 24 avril, elle a souligné le déséquilibre persistant : sur les quinze vice-présidences, dix sont occupées par des hommes contre seulement cinq réservées aux femmes.
Dans un autre registre, Jean-Baptiste Arréguy, accompagné de 16 autres personnes, a fait entendre sa voix en s'adressant à Marc Aillet, l'évêque de Bayonne-Lescar-Oloron. Leur souhait est de créer un mémorial pour les victimes de violences, qu'elles soient sexuelles, physiques ou psychologiques, au sein du diocèse. Une plaque dédiée à ces victimes pourrait être apposée à l'entrée de la cathédrale, s'inspirant d'initiatives similaires prises dans d'autres villes, comme à Cambo où un mémorial a été établi en mémoire des victimes de prêtres pédophiles.
Lors de son intervention sur ICI Pays Basque, le mardi 28 avril, Arréguy a exposé les raisons derrière cette démarche. Il a précisé : "Nous souhaitons la mise en place de plaques en mémoire des victimes aux entrées de la cathédrale et du cloître. C'est une question à discuter avec l'évêché. Ce geste pourrait servir à faire reconnaître et réparer les souffrances des victimes, en particulier des enfants vulnérables qui ont été abusés." Il a également mentionné qu'il espère pouvoir organiser une réunion permettant d'engager un véritable dialogue avec l'évêché sur cette initiative.
Cette démarche survient dans un contexte de changement graduel au sein de l'Église, où d'autres diocèses, comme celui de Bordeaux, ont déjà pris des mesures plus proactives pour honorer la mémoire des victimes d'abus. Arréguy a ajouté que "des discussions constructives sont en cours dans divers diocèses à travers la France sur cette question de mémoriaux, et nous espérons que Bayonne pourra suivre cet exemple positif."







