Frédéric Dutin, le maire de Mont-de-Marsan, s’est rendu à Toulouse le 7 mai pour représenter le département des Landes lors d’une rencontre sur la ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse-Dax. Cette réunion, présidée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, a également vu la présence du ministre des Transports, Philippe Tabarot, et de Jean Castex, président de la SNCF. L'événement a abouti à la signature d'un protocole avec les collectivités territoriales, un geste jugé "encourageant" par Dutin.
Toutefois, le projet fait face à des incertitudes financières grandissantes et à des questions de désengagement de l’État, alors que le coût global du chantier est désormais estimé à près de 20 milliards d’euros. Malgré ces préoccupations, Lecornu a assuré que le projet est "irréversible". Dutin, tout en se montrant optimiste, appelle à la vigilance sur les développements futurs.
La question du financement
Frédéric Dutin a insisté sur les conditions nécessaires au soutien du département des Landes, notamment un financement public sans recours à des fonds privés. Le gouvernement se donne un mois pour préciser sa position sur cette question cruciale. "Nous serons extrêmement attentifs à ce qui se passera à ce niveau-là", a averti Dutin. Il a exprimé des craintes quant à un éventuel financement public-privé, qui risquerait d'augmenter le coût total du projet.
Le maire a également réitéré les autres exigences du département, notamment l'achèvement simultané des tronçons Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse, ainsi que la continuité vers l'Espagne, essentielle pour bénéficier des financements européens, représentant environ 20 % des coûts globaux.
"Ce projet doit nous sortir de cette impasse ferroviaire."
Dutin a souligné l'importance de la LGV pour les Landes, la qualifiant de réponse nécessaire à une situation actuelle "d'impasse ferroviaire". Il a exprimé le souhait d'être un partenaire exigeant envers le gouvernement, tout en rappelant la nécessité de respecter les engagements initiaux. "On ne peut pas ignorer le sens de l'histoire, d'où l'importance de ce projet", a-t-il déclaré avec conviction.
Les premiers travaux liés à la LGV sont déjà en cours, avec des interventions programmées au nord de Toulouse et au sud de Bordeaux. Selon le Conseil d’orientation des infrastructures, la mise en service de la ligne Bordeaux-Dax est désormais envisagée pour 2042, avec une participation estimée à près de 2,470 millions d’euros par an de la part des Landes.







