Les cinq Français évacués ce matin du navire MV Hondius, où un foyer d'hantavirus a été détecté, ont atterri à l'aéroport du Bourget, au nord de Paris, peu avant 16H30 (14H30 GMT). Des journalistes de l'AFP ont documenté leur arrivée.
À 16H53, les rapatriés ont été transférés dans un convoi de cinq fourgons du SAMU en direction de l'hôpital Bichat, comme l'a relayé un photographe sur place.
Ils seront soumis à une quarantaine de 72 heures pour un examen médical approfondi avant de rentrer chez eux, où ils devront respecter un isolement de six semaines avec un suivi médical régulier.
« Trois jours de surveillance ne nous inquiètent pas du tout », a déclaré l'un des passagers, Roland Seitre, juste avant le départ. « Nous n'avons eu aucun cas de maladie à bord depuis fin avril », a-t-il ajouté.
L'Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France a précisé que des dispositions avaient été prises pour l'accueil de ces ressortissants à leur arrivée, selon un communiqué des ministères de la Santé et des Affaires étrangères.
Si des symptômes apparaissent chez un individu suivi, « celui-ci sera immédiatement considéré comme un cas suspect » et bénéficiera d'une évaluation spécialisée ainsi que d'une gestion sécurisée dans un établissement de santé recommandé.
Par ailleurs, une réunion s'est tenue dimanche à Matignon, réunissant le Premier ministre, Sébastien Lecornu, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, ainsi que plusieurs autres responsables gouvernementaux, pour coordonner la réponse à cette situation sanitaire.
Les premières évacuations des environ 150 passagers et membres d'équipage du MV Hondius ont débuté dimanche matin depuis le sud de Tenerife, une île de l'Océan Atlantique.
Des opérations de rapatriement se poursuivront dans les heures à venir vers les Pays-Bas, le Canada, la Turquie, le Royaume-Uni, l'Irlande et les États-Unis, le dernier vol étant prévu lundi à destination de l'Australie.
Tous les occupants du MV Hondius, qui avait quitté Ushuaïa en Argentine le 1er avril, sont considérés comme des « contacts à haut risque » et seront sous surveillance pendant 42 jours, suivant les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
L'OMS a recensé six cas confirmés d'hantavirus parmi huit cas suspects, deux d'entre eux ayant été fatals. Bien que ce virus soit rare et sans traitement ni vaccin, la situation actuelle n'est pas perçue comme aussi alarmante que l'épidémie de Covid-19 en 2020, bien que des préoccupations demeurent à l'échelle mondiale.
L'hantavirus se transmet généralement via des rongeurs infectés, principalement à travers leur urine, excréments et salive. Des experts ont indiqué que la variante détectée à bord, l'hantavirus Andes, peut se transmettre d'homme à homme, avec un délai d'incubation pouvant atteindre six semaines.







