Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a exprimé des préoccupations majeures ce dimanche, face au risque d'un déploiement militaire français et britannique dans le détroit d'Ormuz. Selon lui, une telle action serait accueillie par une "réponse décisive et immédiate" de l'armée iranienne.
"Nous tenons à souligner qu'en période de conflit comme en temps de paix, seule la République islamique d'Iran possède la légitimité pour garantir la sécurité dans cette région stratégique, et nous n'accepterons aucune ingérence étrangère," a-t-il déclaré lors d'une intervention sur XM.
La situation prend alors une tournure délicate, alors que le Royaume-Uni et la France prennent les devants pour établir une coalition internationale visant à sécuriser le détroit d'Ormuz, essentiel pour la circulation maritime mondiale. Ceci dans le contexte des négociations pour un éventuel accord de paix entre les États-Unis et l'Iran, comme l'a rapporté Le Monde.
Les ambassades des deux nations ont déjà reçu des courriers fermes de la part de Téhéran, signalant que les conséquences d'un tel déploiement pourraient être imprévisibles. Des experts en relations internationales mettent également en garde sur le fait que toute escalade militaire pourrait avoir des répercussions sur les marchés énergétiques mondiaux, alors que l'Europe cherche à diversifier ses sources d'énergie en réponse aux tensions géopolitiques croissantes.







