Dimanche 10 mai, après un vol sanitaire, les passagers français du MV Hondius, tragiquement affecté par une épidémie d'hantavirus, ont débarqué à l'aéroport du Bourget. La ministre de la Santé devrait s'exprimer ce soir, alors qu'un passager a présenté des symptômes durant le vol de retour, selon le Premier ministre.
Cette croisière, initialement prometteuse, s'est transformée en véritable cauchemar. En effet, le navire MV Hondius, qui a quitté Ushuaia (Argentine) le 1er avril avec 150 personnes à bord, a vu la maladie se propager, causant malheureusement le décès de trois passagers. Comme l'a souligné l'Organisation mondiale de la santé (OMS), six cas d'hantavirus ont été confirmés parmi les huit suspects sur le bateau.
Débarquement des passagers à Tenerife
Après un refus d'accoster au Cap-Vert, le MV Hondius a été autorisé à débarquer à Tenerife, en Espagne. Bien que ce débarquement ait été prévu pour le 11 mai, il a été avancé au dimanche 10 mai. La ministre de la Santé espagnole, Mónica García Gómez, a déclaré qu'une partie de l'équipage resterait sur le navire, qui prendra ensuite la direction des Pays-Bas. Afin de minimiser les risques de contamination, les passagers ont été rapidement transférés vers leurs vols de retour sans entrer en contact avec la population locale.
Des mesures strictes sont mises en place ; l'hôpital de Tenerife est prêt à accueillir les passagers nécessitant des soins. Des opérations de rapatriement ont d'ores et déjà été organisées par plusieurs pays, dont la France, pour assurer un retour en toute sécurité.
Un Français en isolement après avoir présenté des symptômes
Le vol de rapatriement des cinq Français a atterri à l'aéroport du Bourget après une durée de trois heures. Lors de l'arrivée, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé qu'un des passagers avait montré des signes de la maladie durant le vol, entraînant ainsi un isolement immédiat pour tous. Une réunion de crise est prévue à Matignon pour évaluer la situation, comme précisé dans un communiqué sur Le Monde.
Les autorités de santé ont annoncé qu'une quarantaine de 72 heures serait mise en place à l’hôpital pour évaluer les cas suspects. La prise de symptômes par l'un des passagers pourrait modifier le protocole déjà établi pour les autres.







