La cour administrative d'appel de Lyon a confirmé le permis de construire du complexe religieux prévu à Saint-Pierre-de-Colombier, émis en 2018 par la Famille Missionnaire de Notre-Dame. Cependant, le chantier reste à l'arrêt, en raison d'un arrêté préfectoral qui bloque toute reprise des travaux.
La cour a jugé que le permis, relatif à une église d'une capacité de 3500 places, ainsi qu'à des bâtiments d'hôtellerie et de restauration, était valide. Pourtant, cette décision fait face à une forte contestation de la part de résidents locaux, qui craignent les impacts environnementaux. Comme l'a rapporté Rondomontagne, la protectrice de l'environnement s'inquiète des dommages possibles sur la biodiversité locale.
L'autorité judiciaire a estimé que les opposants n'avaient pas prouvé que la congrégation avait délibérément trompé l'administration sur la nature du projet. Dans son jugement, il a été indiqué que « les opposants n'ont pas démontré que la congrégation avait sciemment omis de mentionner que le projet se situait dans un parc naturel régional ».
Un chantier toujours à l'arrêt
Malgré cette validation judiciaire, le chantier ne pourra pas reprendre tant que la situation légale ne sera pas régularisée. Actuellement, il est sous le coup d'un arrêté préfectoral en date du 24 mars 2025, qui exige soit une demande de dérogation concernant des espèces protégées, soit une étude environnementale démontrant l'absence d'impact sur le Réseda de Jacquin, une plante rare présente dans la région.
Chronologie des événements
- 2018 - La Famille missionnaire Notre-Dame soumet le projet pour la construction d'une église de 3 500 places.
- 2018 - Permis de construire accordé par la municipalité.
- 2019 - Opérations de manifestation des opposants et préoccupations environnementales formulées.
- 2020 - Formation d'une zone de non-construction par des militants; le chantier est suspendu.
- 2020 - Le ministère de la Transition écologique suspend l'autorisation, demandant des études environnementales adéquates.
- 2023 - Le tribunal administratif rejette les recours des opposants.
- 2024 - La cour d'appel autorise la reprise des travaux, mais ceux-ci sont de nouveau suspendus par la préfecture en raison de considérations environnementales.
- 2026 - La situation demeure incertaine, le conseil d'État refuse un projet alternatif de déclassification de l'espèce protégée.
Dans ce contexte, l'avenir du complexe religieux et les préoccupations environnementales sont loin d'être résolus. Des experts soulignent la nécessité d'un dialogue constructif entre les autorités, la congrégation et la communauté locale pour parvenir à une solution équilibrée.







