Joseph Colombani, président de la FDSEA de Haute-Corse, a souligné l'importance de la participation des éleveurs dans la lutte contre la divagation animale, lors d'une réunion publique à Casamacioli. Bien que la rencontre n'ait pas attiré un large public, les syndicats agricoles s'accordent à dire qu'il s'agit d'un premier pas vers la résolution d'une problématique qui affecte la Corse depuis de nombreuses années.
Les syndicats demandent un dialogue constructif avec les élus locaux, la chambre d'agriculture et les représentants de l'État. "Nous sommes co-responsables", a admis Colombani, mais il a également insisté sur le souhait d'être "partie de la solution". Cette démarche collaborative est cruciale pour aborder ce défi qui concerne de nombreux habitants de l'île.
Au-delà des questions de divagation animale, les syndicats expriment leur frustration face à l'absence de communication du ministère de l'Agriculture concernant une adaptation de la PAC (politique agricole commune) aux réalités spécifiques de la Corse. La FDSEA a déclaré qu'elle pourrait boycotter la visite de la ministre prévue à la fin juin si des réponses concrètes ne sont pas fournies d'ici là, une position partagée par les agriculteurs qui recherchent des engagements clairs du gouvernement.
Avec l'appui d'experts locaux, comme Jean-Pierre Carlu, vétérinaire et agriculteur, les syndicats cherchent à élaborer des solutions durables, alliant pratiques agricoles responsables et respect des paysages insulaires. Ces efforts visent à promouvoir une cohabitation harmonieuse entre l'élevage et la biodiversité, en misant sur une gestion proactive des animaux en divagation.







