Présidentielle : la force d'agir de Gabriel Attal au cœur de son discours
"Redevenir la première puissance d'Europe en dix ans", sans "le sang et les larmes" : tel était le message marquant de Gabriel Attal lors de son premier meeting de campagne présidentielle, organisé samedi dernier à Paris. Le candidat a su captiver son auditoire avec sa "force d'agir" et sa "promesse française".
Environ 3.000 à 4.000 personnes se sont rassemblées au parc des expositions de Paris, rendant hommage à l'esprit dynamique des meetings d'En Marche, neuf ans après l'élection d'Emmanuel Macron. Le hall climatisé a offert un répit bienvenu face à la chaleur extérieure, tandis qu'une ambiance énergique était animée par une large présence de jeunes et de seniors.
Gabriel Attal a remercié le président Macron pour sa confiance, se présentant en tant que candidat de "l'espoir" et de "l'avenir". "Je laisse à d'autres le sang et les larmes. Moi, je vous promets l'action et l'espoir !" a-t-il affirmé, allusionnée à la rivalité avec Édouard Philippe, critiquant les positions plus conservatrices de son ancien compatriote.
M. Attal ne dure pas de mots en désignant ses véritables adversaires : "les marchands de haine" et "les artisans du déclin", faisant référence à des mouvements politiques comme La France insoumise et le Rassemblement national. Pour lui, le défi de cette campagne réside dans la nécessité de rallier les Français autour d'une vision positive de l'avenir, tout en préservant l'unité intergénérationnelle.
Deux engagements forts
Le candidat a énoncé deux promesses clés : "Redevenir la première puissance d'Europe en dix ans" et assurer que les générations futures vivront mieux. Ces mots, prononcés avec conviction, visent à briser l'influence des extrêmes en politique. Les thèmes abordés incluent l'éducation, le travail, les frontières et l'intelligence artificielle, sans oublier sa volonté de réformer le système éducatif.
Concernant l'éducation, Attal a plaidé pour un retour à l'exigence de niveau, annonçant une volonté de réduire la taille des classes à moins de 20 élèves, profitant d'une baisse démographique attendue. En ce qui concerne le travail, il a promis une "stratégie complète pour une hausse massive des salaires", tout en refusant de laisser le monopole du discours sur l'économie à la gauche.
Les questions liées aux frontières seront également au cœur de son programme, appelant à une "préférence travail" pour l'immigration et proposant des quotas en la matière. Enfin, il a mis l'accent sur le besoin de faire de la France un leader européen en intelligence artificielle, tout en abordant la nécessité de réduire la dette publique et climatique.
Pour conclure, la salle a résonné sous les applaudissements de nombreux parlementaires et personnalités politiques présentes, même si certaines figures clés de Renaissance manquaient à l'appel. L'attente est désormais palpable pour la suite des meetings à venir, avec des figures politiques telles que Jean-Luc Mélenchon et Edouard Philippe, promettant des débats politiques nourris.







