La vigne au service de la beauté : une recherche innovante à Reims
Au cœur de l'université de Reims-Champagne-Ardenne, le laboratoire Medyc se consacre à la valorisation des substances naturelles extraites de la vigne. Selon Émilie Thiebault, technicienne de recherche, ce travail collaboratif, soutenu par le CNRS, consiste à cultiver des cellules végétales à partir de sarments de vigne pour en extraire des molécules appelées stilbènes.
Des propriétés antioxydantes prometteuses
Ces composés sont ensuite transformés par des chimistes et testés sur des cultures de cellules de peau in vitro, en accord avec les réglementations interdisant les tests sur animaux depuis 2013. L'objectif de cette recherche est de mettre en lumière le potentiel de ces molécules pour protéger la peau et favoriser la cicatrisation. Des collaborations avec des entreprises privées, tel que Novéal, ouvrent la voie à l'intégration de ces découvertes dans des produits de santé et de soins.
La réussite du resvératrol
Le resvératrol, une molécule emblématique, est reconnu pour ses propriétés antioxydantes et est déjà utilisé par des marques comme Caudalie et L'Oréal. Ce polyphénol, synthétisé en grande quantité dans les raisins, est une réponse naturelle de la vigne face à des infections, notamment celles causées par le champignon Botrytis cinerea.
Des échanges scientifiques à travers le monde
Le laboratoire rémois n'est pas seulement ancré sur le territoire champenois. Une coopération fructueuse avec l'université de Polynésie française permet d'échanger des échantillons de plantes tropicaux, qui suivent un processus similaire à celui des sarments de vigne. Ces échantillons, une fois extraits, sont analysés et testés à Reims, renforçant ainsi le réseau de recherche international.
Ces travaux prometteurs démontrent le potentiel inexploré de la vigne dans l'industrie cosmétique, combinant savoir-faire scientifique et innovation écoresponsable.







