À Paris, les ministres du Numérique des pays du G7 se réunissent pour discuter de deux enjeux majeurs : la sécurité de l'intelligence artificielle (IA) et la protection des mineurs en ligne. Alors que des avancées notables sont attendues, le consensus sur l'impact environnemental de ces technologies demeure incertain.
Cette réunion, qui prépare le sommet des leaders des sept plus grandes économies avancées prévu à Évian du 15 au 17 juin, a débuté au ministère de l'Économie. Les ministres espèrent établir des positions communes sur ces sujets cruciaux, même si des divergences existent.
Le ministre français de l'Économie, Roland Lescure, a déclaré : "Comme toujours dans le G7, il y a des points d'accord et d'autres moins." De son côté, la ministre du Numérique, Anne Le Hénanff, a exprimé l'espoir d'aboutir à une déclaration commune au sujet de l'IA et de la cybersécurité, tout en mettant l'accent sur l'importance de protéger les jeunes internautes, une priorité du président français.
Karsten Wildberger, ministre allemand du Numérique, a souligné à son arrivée : "Les discussions préliminaires ont été très encourageantes, bien que l'on ne puisse prédire les conclusions finales." En parallèle, une déclaration conjointe a été signée entre le Canada et la France, renforçant leur coopération dans la recherche sur les technologies quantiques. "Il est essentiel de rester à la pointe non seulement dans le domaine de l'IA, mais aussi dans d'autres secteurs", a ajouté Evan Solomon, ministre canadien du Numérique.
Bien qu'une déclaration finale soit attendue, l'incertitude persiste quant aux points d'accord, comme l'a indiqué Jason Oxman, directeur général de l'organisation ITI, qui représente des géants comme Apple et Google. Les membres du G7 devraient se concentrer sur une approche pragmatique, agissant réglementativement uniquement si nécessaire.
Les discussions porteront également sur la gouvernance et la sécurité de l'IA, ainsi que sur l'innovation dans son usage par les petites et moyennes entreprises. Néanmoins, le volet environnemental suscite davantage de préoccupations. Anne Le Hénanff a reconnu que la thématique du "numérique durable" pourrait se réduire à des intentions, plutôt qu'à des engagements concrets, face à la demande croissante en énergie liée à la prolifération de l'IA.
La France redoute que le document sur l'impact environnemental, déjà passible d'un refus de certains pays, ne trouve pas un consensus global. Dans ce cas, il envisage de seules publier une position reprenant les idées françaises.







