Ce dimanche 31 mai 2026, la Normandy Channel Race battra son plein, mais derrière l’excitation de cette compétition, deux acteurs majeurs, le skipper Louis Duc et le docteur Stéphane Besnard de l’Université de Caen, s’apprêtent à lancer une étude scientifique inédite sur le mal des transports. Leur objectif ambitieux est de mieux comprendre et réduire les effets de ce phénomène, sans recourir à des solutions médicamenteuses.
Le départ de la course sera donné à 9h30, avec un premier bateau quittant le bassin Saint-Pierre de Caen. Cette épreuve, d’une distance de 1 000 milles, se déroulera à travers la Manche et la mer Celtique, touchant ainsi plusieurs nations, dont la France, l’Irlande et le Royaume-Uni.
Dans le cadre de cette compétition, l’étude conduite par le docteur Besnard et Louis Duc se penche sur le mal des transports, un souci qui affecte près d'un Français sur trois, selon le programme Navelys. Louis Duc a observé l'impact de cette condition sur de nombreux navigateurs, soulignant que « cela freine les gens à naviguer, que ce soit en plaisance ou en course ».
Le docteur Besnard indique que cette difficulté est souvent perçue comme une « faiblesse » alors qu’elle résulte d’une limitation sensorielle. À ce jour, peu d’études épidémiologiques approfondies existent sur le sujet, bien que cette condition ne soit pas mortelle. « Ce n'est pas uniquement lié à l'oreille interne, mais à l'intégration des informations d'équilibre dans le cerveau », explique-t-il.
Un test en réalité virtuelle sur le port
Le village départ de la Normandy Channel Race, à Caen, propose aux visiteurs de participer à une expérience immersive. En montant sur une plateforme mouvante équipée d’un casque de réalité virtuelle, les participants seront déséquilibrés tandis qu’un ordinateur enregistrera leurs données sensorielles. Le but ultime ? Réduire les symptômes du mal des transports chez 50 % des personnes affectées à travers une méthode de rééducation sensorielle d’ici trois à quatre ans.
Cette recherche, non seulement captivante, pourrait également transformer l’approche médicale face à un phénomène largement méconnu.







