Depuis quelques semaines, des autocollants 'Demandez Angela' ornent les vitrines de divers commerces à Falaise. Ce dispositif vise à offrir des lieux de refuge aux personnes victimes de harcèlement de rue ou de violences. Le principe est simple : si une personne se sent menacée, elle peut entrer dans un commerce portant le sticker, signaler la situation et bénéficier de l'assistance du commerçant qui appellera les forces de l'ordre.
Originaire d'Angleterre, le concept a progressivement été adopté en France, notamment dans les grandes villes, et a trouvé son chemin à Falaise, une ville comptant 7 680 habitants. Ce sont déjà plusieurs dizaines de commerçants qui ont rejoint l'initiative. Par exemple, à Caen, le dispositif a été mis en place dès 2019, montrant ainsi son efficacité attendue.
Justine, une habitante de Falaise, a partagé son expérience avec le harcèlement de rue : "J'ai déjà subi du harcèlement, et je trouve cette initiative extrêmement utile". Gwenola, une autre résidente, a également exprimé son soutien : "Heureusement, je n'ai pas été victime de violences, mais je reconnais l'importance de cette démarche".
Le maire de Falaise, Hervé Maunoury, voit dans cette initiative un symbole fort d'engagement civique : "La plupart des commerçants sont partants, et cela montre leur volonté de contribuer à la sécurité des citoyens. Ces autocollants aident à faire connaître le dispositif". Il souligne également que cette solution pourra servir de refuge en cas de violences intrafamiliales.
Des commerçants mobilisés
Donovan Roussel, propriétaire du bar 'L'Arbre malté', a déjà été témoin des besoins de protection au sein de sa clientèle. "Une cliente était venue se réfugier ici avec son fils après avoir eu des problèmes avec un groupe d'individus. Nous l'avons cachée dans notre sous-sol. Apposer l'autocollant 'Demandez Angela' a donc été une décision naturelle", explique-t-il.
Si le principe du dispositif est plébiscité, il reste encore des efforts à faire pour former les commerçants sur les actions à entreprendre lors de demandes d'aide. La police municipale a commencé à distribuer des consignes, mais le maire prévoit d'organiser une réunion publique à la rentrée pour préparer les commerçants à gérer ces situations. "Il est essentiel de savoir comment rassurer et prendre en charge une personne en détresse, mais aussi comment alerter les autorités compétentes", conclut Hervé Maunoury.







