La situation devient critique pour le planning familial de l'Hérault. Ce mois-ci, l'association fait état d'un déficit prévisionnel de 44.000 euros, ce qui pourrait entraîner une fermeture dès septembre 2026. Le centre de santé sexuelle, qui dépend exclusivement des dons et des subventions, a déjà souffert d'une crise en 2023. Actuellement, 20.000 euros ont été collectés grâce à une cagnotte en ligne mise en place récemment.
Il est urgent d'agir. Aurore, bénévole dans l'établissement, explique : “C'est encourageant de voir autant de personnes mobilisées. Cela nous donne envie de continuer cette lutte.” Depuis la mise en place de cette campagne de dons, l'enthousiasme du public montre qu'il y a un réel soutien pour le planning familial.
un modèle économique fragile
Avec une équipe composée de 14 salariés et de 40 bénévoles, le planning familial offre des services essentiels tels que des dépistages, des interruptions volontaires de grossesse et un accompagnement pour les victimes de violences. Léa Millet, administratrice, souligne : “Nous avons absolument besoin de fidéliser les dons. Les contributions ponctuelles ne suffisent pas.” En effet, les défis financiers se répètent, mettant en péril les actions de l'association.
Les discussions avec la mairie de Montpellier autour d'un financement régulier sont en cours, mais le futur reste incertain compte tenu de la fragilité des ressources financières. “Le modèle actuel a ses limites, sans soutien constant, nous pourrions nous retrouver dans une situation similaire tous les trois ans,” ajoute Léa Millet.
un service indispensable
Mia Ferret, bénévole, estime que “c’est fondamental d’avoir un planning familial à Montpellier et dans tout le département.” Avec la fermeture de la maternité de Ganges, le nord de l'Hérault est devenu un désert médical. Elle souligne que sans ce service, les retards pour des interventions médicales, notamment pour des IVG, augmenteraient considérablement.
Chaque année, entre 2.000 et 3.000 personnes passent par le centre. Parmi elles, environ 1.000 sont âgées de 15 à 25 ans. Dans un contexte de hausse des infections sexuellement transmissibles et de propagande masculiniste, l’existence de ce planning est plus cruciale que jamais. “Nos actions sont vitales pour construire une société plus égalitaire et féministe,” conclut Mia Ferret.







