À Versailles, ce lundi, se déroule le 9e sommet Choose France, un événement crucial pour souligner l'attractivité économique de la France. À près d'un an de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron envisage cet événement comme une vitrine pour son bilan industriel.
La dernière étape de son quinquennat
Conscient des enjeux de son bilan, Emmanuel Macron prend les devants. Originellement créé pour séduire les investisseurs étrangers, le sommet a évolué pour devenir un outil de valorisation du macronisme économique. L'Élysée, depuis 2017, met en avant plus de 230 annonces d'investissements étrangers représentant 87 milliards d'euros, avec un taux de concrétisation dépassant les 95 %.
Les "Journées Choose France" pour montrer les résultats tangibles
Cette année, le sommet voit l'introduction des "Journées Choose France", où plus d'une centaine d'entreprises montreront concrètement les fruits de leurs investissements. Cette initiative vise à prouver que l'attractivité économique se traduit par des emplois et des activités locales. Une visite présidentiale au site Vorwerk de Donnemain-Saint-Mamès, avec un investissement de 130 millions sur le célèbre Thermomix, renforce cette approche.
Plus qu'attirer des capitaux, l'enjeu est de démontrer un bilan. À l'aube des élections de 2027, Macron cherche à prouver que sa politique a contribué à la réindustrialisation du pays après des décennies de déclin. Les secteurs tels que les batteries, l'intelligence artificielle, et les semi-conducteurs sont soigneusement choisis, chacun renvoyant à une notion de souveraineté industrielle.
L'énergie est également centrale dans ce discours. Le gouvernement promeut le nucléaire français comme un avantage comparatif pour attirer des industries à forte consommation électrique. La "méthode Notre-Dame", inspirée des efforts de reconstruction de la cathédrale, devrait également faciliter les démarches administratives pour des projets stratégiques.
Une réalité contrastée selon le baromètre EY
Cependant, la réalité peut être moins rose. Selon le site, EY, la France demeure la destination européenne la plus prisée pour les investissements étrangers, mais ceux-ci ont chuté de 17 % par rapport à l'année précédente. Les investissements américains et allemands, souvent moteurs, se sont également ralentis dans un contexte international incertain.
Ce sommet vise à transcender ces disparités, en affichant une France qui récupère son statut industriel face aux défis contemporains. Avec le château de Versailles comme cadre, Emmanuel Macron ne défend pas seulement son action, il cherche à façonner son héritage face à un avenir incertain.







