Le Premier ministre israélien a exprimé son intention d'intensifier l'offensive contre le Hezbollah au Liban, qualifiant la prise de la forteresse de Beaufort de « tournant décisif » dans cette guerre. En réponse, la France a appelé à une réunion d'urgence au Conseil de sécurité de l'ONU.
L'armée du Koweït a rapporté, lundi, être sous le coup d'une « attaque hostile » de missiles et de drones, marquant la seconde offensive en moins d'une semaine contre le pays, selon des sources militaires. « Tous les bruits d'explosion proviennent de systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces menaces », a précisé l'armée sur les réseaux sociaux, sans indiquer la provenance de ces attaques.
Jeudi dernier, le Koweït avait déjà évoqué une attaque similaire, qu’il a ensuite attribuée à l'Iran. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont admis avoir visé une base américaine en représailles aux frappes américaines sur leur territoire.
Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, a récemment échangé avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Un responsable américain a révélé que les États-Unis avaient proposé un plan selon lequel le Hezbollah devrait cesser ses attaques contre Israël. En échange, Israël s'engagerait à ne pas intensifier les conflits à Beyrouth.
Le marché pétrolier a réagi à ces tensions, avec une hausse du baril de pétrole américain après réouverture des marchés, atteignant environ 89,6 dollars. Cette augmentation survient après une chute de plus de 11 % la semaine précédente, alors que les investisseurs anticipent un possible accord capable de libérer le détroit d'Ormuz, crucial pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.
La situation s'est aggravée avec une frappe israélienne dimanche matin sur Deir Zahrani, au sud du Liban, faisant huit victimes dont trois femmes, et blessant 19 autres personnes, selon le ministère libanais de la Santé.
En parallèle, l'Iran a lié tout accord avec les États-Unis à la protection de ses « droits », précisant qu’il ne faisait pas confiance aux promesses américaines, comme l'a rapporté Le Figaro. Cela survient alors que, malgré quelques signes d'avancement des négociations, le New York Times a indiqué que le président américain avait durci ses positions, envoyant une version révisée d'accord potentiel à Téhéran.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que « les discussions sont toujours en cours » et a insisté sur le fait que beaucoup des informations qui circulent sont « spéculatives et ne doivent pas être prises au sérieux ».







