Le maire récemment élu d'Ambarès-et-Lagrave, David Poulain, a promis un référendum sur la zone d'aménagement différé (ZAD) de la Gorp. Lors d'une réunion de concertation qui a rassemblé plus de 150 citoyens, il a suspendu la procédure d'aménagement, initialement décidée par l'ancienne équipe. Cette décision répond à l'inquiétude grandissante parmi les résidents sur les impacts potentiels de cette zone d’aménagement sur la communauté.
David Poulain a déclaré : "Cette ZAD a été mise en place sans consultation publique. Nous allons inverser la tendance et permettre aux citoyens de décider de son avenir." Le maire a également souligné l'importance de la transparence tout au long de ce processus, en répétant le mot une trentaine de fois au cours des discussions.
Lors de cet événement, les agents du service urbanisme ont expliqué que même si la zone était marquée comme ZAD, il serait toujours possible d'acheter des biens au prix du marché, à condition que la communauté soit intéressée par l'achat. Cependant, les propriétaires présents ont exprimé leur mécontentement, soulignant que des années d'améliorations de propriété et de travaux personnels ne seraient pas pris en compte lors des estimations de valeur, ce qui pourrait les pénaliser.
Les inquiétudes concernant l'évolution des aménagements futurs dans le quartier ont été exprimées. Une habitante a comparé la situation à un jeu de poker, faisant référence à l'incertitude qui plane sur les projets à venir. Le maire a confirmé qu'il ralentirait l'adoption de nouveaux programmes immobiliers dans le contexte actuel de tensions financières rencontrées par Bordeaux Métropole, qui est à la recherche d'économies.
Il est également à noter qu'un ancien premier adjoint, Alain Cazaurang, ainsi qu'une opposante actuelle, Annabelle Gourviat, ont défendu la ZAD comme un outil de développement essentiel, bien que cela ait été accueilli par des huées de certaines personnes dans le public.
Ce projet marquera un tournant important dans la gestion des terrains à Ambarès-et-Lagrave, garantissant que la voix des citoyens compte dans les décisions qui affectent leur propre environnement. Le référendum programmé pour cet automne sera donc un moment clé pour la communauté.







