L'angoisse demeure palpable suite à l'affaire tragique de la petite Lyhanna, amplifiée par les récentes révélations concernant un ancien enseignant à Lens. Plusieurs familles ont reçu un courrier alarmant de la police, réclamant des témoignages concernant des actes liés à la pédopornographie.
À proximité d'une école dans la région, des parents sont déstabilisés par le message de l'OFMIN, l'office dédié à la protection des mineurs. Ce dernier lance un appel à témoins afin d'obtenir des détails sur les agissements possibles d'un enseignant ayant exercé de 2009 à 2025 dans plusieurs écoles de l'agglomération. Une mère, dont l'enfant a fréquenté l'établissement, confie son désarroi : "Je me demande si je peux encore faire confiance à l'école. C'est bouleversant, surtout dans le contexte actuel".
La lettre suscite des interrogations parmi les parents sur l'absence de précision. Toutefois, un tel appel dans le cadre d'enquêtes pour des violences sexuelles n'est pas exceptionnel. L'enseignant en question fait l'objet d'une mise en examen pour avoir accédé à et diffusé des contenus pédopornographiques. Jean-Pierre Cloez, représentant de l'Alliance des Hauts-de-France, souligne l'importance de ces lettres : "Elles permettent de ne pas laisser passer des éléments essentiels et de protéger d'éventuelles victimes".
Le maire demande plus de transparence
Helena, élève de l'enseignant incriminé il y a dix ans, cherche à se souvenir des détails pertinents. Elle s’est tournée vers ses anciens camarades pour comprendre s'ils avaient remarqué des comportements suspects. "J'ai demandé à mes amis s'ils avaient ressenti quelque chose de bizarre à son égard", rapporte-t-elle. Pour l'instant, aucune information sur la provenance des images n'a été dévoilée. Sylvain Robert, le maire de Lens, appelle à une meilleure transparence pour apaiser les craintes des familles : "Bien que je ne veuille pas m'immiscer dans l'enquête, le contexte de ce courrier peut causer de l'anxiété chez les parents".
Suite à une réunion d'information qui s'est tenue le jeudi 11 juin, le rectorat a promis de tenir les parents au courant des développements de l'enquête.







