Ce lundi 29 juin, la salle des fêtes de Laroque-Timbaut a accueilli près de 300 personnes lors d'une réunion publique, où Martial Jardel, président de l’association Médecins solidaires, a présenté le fonctionnement du futur centre de santé, prévu pour ouvrir en octobre. Ironiquement, ce jour-là marquait également la fermeture définitive du cabinet du dernier médecin généraliste exerçant dans la ville.
Dans une ambiance tendue, des patients comme Frédéric, 61 ans, et Stella, avaient des attentes précises concernant ce nouveau centre. Stella, ancienne patiente du docteur Cadot, s'est inscrite dans un centre médical éloigné, mais elle souhaite ardemment revenir sur Laroque, craignant que la distance pose problème pour son mari en cas d’urgence. Elle a affirmé : « Tout ce que je veux, c’est un médecin disponible, même si ce n’est pas toujours la même personne.»
Les propos de Gaëtanne, aide à domicile, mettent en lumière la préoccupation des habitants concernant la transition vers ce centre. « Je pense aux personnes âgées, qui ont déjà vécu des pertes traumatisantes de médecins de famille », a-t-elle déclarée. De son côté, Pier Jean, un opticien, a également exprimé son souhait de voir les soins revenir à Laroque.
Une nouvelle façon de voir la santé
Le Dr Jardel a exprimé sa surprise face à la forte affluence un lundi soir. « Cette démonstration d’intérêt pourrait être interprétée de deux manières : soit vous êtes enhardis par notre arrivée, soit vous êtes profondément inquiets...». Ce dernier a décrit le fonctionnement du centre, qui commencera à accueillir des patients cet automne, afin de traiter jusqu'à 2 500 patients, en plus des consultations libres pour ceux sans médecin traitant.
Il a également dressé un tableau de la logistique du centre, incluant le recrutement de trois coordinatrices pour s’assurer que tout fonctionne efficacement. Ce sera un nouveau chapitre pour les habitants de Laroque, avec un accès facilité aux soins sans priorisation géographique.
Un sentiment général de soulagement a été palpable dans la salle. Une ancienne secrétaire médicale a confié : « Ce sera toujours mieux qu’une cabine de téléc consultation ». Christiane, 77 ans, a ajouté : « Voir des médecins différents pourrait apporter un éclairage nouveau sur nos problèmes de santé, c'est peut-être une bonne chose.»
Dans un geste d’ouverture, une nouvelle réunion sera organisée avant l’ouverture du centre, promettant de nouveau remplir la salle des fêtes et de dialoguer de manière plus approfondie sur les attentes des habitants.







