Un drame bouleversant s'est produit ce mardi à Lahore, au Pakistan, où quatorze enfants ont tragiquement perdu la vie et cinq autres ont été blessés suite à l'effondrement du toit d'un centre de soutien scolaire. Des ouvriers étaient en train de réparer la toiture, considérée comme "en mauvais état", lorsque l'accident s'est produit, rapportent des témoins. Parmi eux, Zaheer, un homme de 45 ans, a révélé que sa nièce faisait partie des victimes.
Selon ses déclarations, alors que les enfants suivaient leurs cours, le toit a cédé sous un poids excessif. Le ministre de l'Éducation de la province du Pendjab, région où se situe Lahore, a précisé que le centre était situé dans une maison privée, appartenant à un enseignant qui offrait des cours à des enfants issus de milieux défavorisés.
Parents effondrés
La tragédie a frappé le quartier de Basti Eid Gah à Kahna Nau. Des sources médicales ont indiqué que les victimes étaient âgées de quatre à douze ans. Les autorités ont confirmé le décès de quatorze enfants et ont signalé des blessures chez cinq autres, y compris un enseignant. En réponse à cet incident dramatique, la police a placé en garde à vue deux individus en relation avec l'effondrement.
Des scènes déchirantes se sont déroulées alors que des parents, rassemblés autour des corps de leurs enfants, enveloppés dans des draps blancs, couvaient le chagrin. Des images diffusées par la chaîne Geo News montrent des secouristes et des bénévoles s'efforçant de dégager les décombres pour retrouver d'autres éventuelles victimes. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a exprimé sa profonde tristesse et a promis qu'une enquête rigoureuse et impartiale serait menée pour identifier les responsables. Marryam Khan, leader de l'administration civile de Lahore, a également insisté sur cette nécessité.
Les effondrements de bâtiments au Pakistan ne sont pas rares, souvent dus à des normes de construction inappropriées et à l'utilisation de matériaux de qualité médiocre, un constat partagé par de nombreux experts en sécurité. Selon le quotidien local The Dawn, ces événements tragiques soulignent l'urgence d'une réforme des systèmes de sécurité dans les infrastructures scolaires pour protéger les plus vulnérables.







