Les tensions sont montées ce mardi 30 juin au sein de l’Assemblée nationale, lorsque Sébastien Lecornu a perdu son calme face aux accusations concernant la gestion de la canicule par le gouvernement.
"C’est indigne, c’est inacceptable". La session des questions au gouvernement a pris une tournure explosive ce mardi 30 juin, lorsque Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste, a reproché au gouvernement son inaction face à la canicule. Sébastien Lecornu a réagi vivement à ces accusations.
Tout d’abord, le Premier ministre a contesté le chiffre controversé de "dix mille morts" qu’on lui attribue, le qualifiant de "faux" et "scandaleux", selon les informations relayées par RTL. En réponse, Chatelain a déclaré : "Sous votre gouvernement, la canicule a viré à la violence politique".
Un mort est un mort de trop
"D’où vient ce chiffre de 10 000 morts que vous, et d’autres, avancez depuis trois jours ? C’est scandaleux et indigne !", a insisté le Premier ministre, qui a nié toute accusation d’inaction. Il a ajouté : "C’est la première fois que je perds mon calme".
"Un décès est un décès de trop. Cependant, si votre parti, qui se veut responsable, ne fait pas confiance à Santé publique France et aux autorités sanitaires, comment allons-nous avancer ? À bon entendeur, soyez dignes et responsables", a déclaré Sébastien Lecornu avec fermeté.
Il y aura censure
Après la longue intervention de Lecornu, Chatelain a suggéré un débat public sur la question pour assurer un temps de parole équilibré. "La canicule n’est pas seulement une question environnementale, vous serez tenu responsable. Nous, maires, avons accepté les résultats des urnes. Vous, en revenant toujours, vous nous montrez votre mépris. Une commission d’enquête sera mise en place et une censure suivra", a-t-elle alerté.







