il y a un siècle, dans la nuit du 31 décembre 1925, caen, une ville du calvados, était le théâtre d'une inondation qui marquerait son histoire à jamais. alors que les habitants s'apprêtaient à fêter le nouvel an, des pluies torrentielles, combinées à de fortes marées, submergèrent les rues du centre-ville en un temps record.
selon l'hebdomadaire le bonhomme normand, lors de cette période tragique, les rues saint-pierre et saint-jean ressemblaient à des canaux de venise, transformant caen en une « venise tumultueuse et boueuse ». des témoignages de l'époque racontent comment les habitants se déplaçaient en barque, les vitrines des magasins étant complètement submergées.
la journaliste et historienne marie delahaye, qui a étudié cet événement, souligne que "l'ampleur de la catastrophe était sans précédent. les secours étaient insuffisants face à une telle crise, ce qui a conduit à une mobilisation massive des citoyens." pour ajouter à cette détresse, un syndicat des sinistrés fût formé peu après, réclamant des indemnités et attirant l’attention sur les manquements dans les infrastructures.
l'exposition à venir « 100 ans de la grande crue de l’orne », qui se tiendra au pavillon de caen à partir du 14 janvier 2026, promet de revisiter cette tragédie à travers des photos d'archives, des témoignages et des réflexions sur les changements apportés à la ville. ces événements historiques ne sont pas seulement un souvenir ; ils nous enseignent encore aujourd'hui sur la nécessité de se préparer aux aléas climatiques. comme l'affirme jean-pierre leclerc, météorologue à météo france, "la lutte contre les inondations à caen doit s'intensifier, surtout avec le changement climatique qui aggrave ces phénomènes."
en définitive, le chemin parcouru par caen depuis cette nuit fatidique devrait inspirer non seulement d'autres villes françaises, mais aussi des territoires du monde entier à mieux anticiper les défis environnementaux.







