Le conflit en Ukraine, qui dure depuis 2022, connaît une intensification alarmante au début de l'année 2026. La Russie a connu sa plus grande avancée territoriale depuis le début de l'invasion, ayant conquis plus de 5.600 km² en 2025, surpassant les gains réalisés durant les deux années précédentes, selon des données analysées par l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW) et le Critical Threats Project.
Le 2 janvier 2026, l'Ukraine a été frappée par une vague de bombardements intenses, avec des frappes russes causant la mort de 27 civils dans la région de Kherson, comme rapporté par plusieurs médias. Bien que le camp ukrainien ait affirmé avoir ciblé des installations militaires, la Russie répond par des attaques sur des villes comme Kharkiv, faisant au moins 19 blessés, dont des enfants.
Dans un contexte déjà tendu, le gouvernement ukrainien a annoncé des changements significatifs dans son administration. Le président Volodymyr Zelensky a promu Kyrylo Boudanov, ancien chef du renseignement militaire, à la tête de l'administration présidentielle en pleine crise de sécurité. Sa nomination vise à renforcer les efforts de défense du pays contre les offensives russes.
En guise de réponse aux avancées russes, et afin de protéger les civils, les autorités ukrainiennes ont ordonné l'évacuation de plus de 3.000 enfants et de leurs familles de la région de Zaporijjia, comme rapporté par le ministre de la Reconstruction Oleksiï Kouleba. Cette mesure de sécurité touchera diverses localités, car le front continue de se déplacer avec les récents progrès russes.
Les discussions diplomatiques de ce week-end, qui verront la participation de représentants de pays alliés, visent à établir des garanties de sécurité pour l'Ukraine et pourraient jouer un rôle clé dans l'éventuelle cessation des hostilités. Selon des experts, il est crucial que les pays occidentaux apportent leur soutien stratégique pour contourner l'escalade. Le climat incertain appelle à une coopération accrue entre les nations pour contrer les menaces d'un conflit prolongé, a déclaré un analyste militaire du quotidien Le Monde.
Une vigilance renforcée s'impose, car la capacité de résistance et la sécurité des civils ukrainiens restent prioritaires dans ce conflit en cours.







