Dans une démarche audacieuse et déterminée, les agriculteurs de la Coordination rurale des Pyrénées-Atlantiques prennent la route de Paris à partir du 6 janvier pour faire entendre leur voix. Malgré un arrêté préfectoral interdisant la circulation des tracteurs, plusieurs convois ont été organisés pour monter vers la capitale. Cette mobilisation fait suite à une réunion décevante avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, où les agriculteurs n'ont pas reçu de réponses satisfaisantes sur des sujets cruciaux tels que la dermatose nodulaire, l'accord Mercosur, et l'avenir de la PAC européenne.
Benjamin Loste, président de la Coordination rurale dans les Pyrénées-Atlantiques, a exprimé sa frustration : "Nous sommes partis avec de nombreux dossiers, et nous repartons sans véritable engagement de la part du gouvernement. La situation actuelle est inacceptable, nous sommes mal compris et souvent dénigrés par ceux qui n'ont pas d'expérience sur le terrain". Ces sentiments sont partagés par de nombreux agriculteurs, qui estiment que certaines décisions, comme l'abattage des troupeaux touchés par la maladie, ne tiennent pas compte de la réalité du quotidien sur les exploitations.
Alors que la colère monte, les autorités ont exprimé leur inquiétude face à cette montée vers Paris. En Nouvelle-Aquitaine, le préfet a pris un arrêté pour interdire la circulation des tracteurs jusqu'au 8 janvier, invoquant des raisons de sécurité et de maintien de l'ordre. Pourtant, les membres de la Coordination rurale continuent de s'organiser, avec des petits convois qui partent du Sud-Ouest en direction de la capitale. L’objectif est clair : faire entendre leurs revendications, avec une arrivée prévue à Paris le 8 janvier pour une journée de manifestations.
Les agriculteurs espèrent interpeller les décideurs politiques et les sensibiliser à leurs préoccupations. Comme le souligne Loste, "Aujourd'hui, l'agriculture est souvent ignorée, et nous voulons que nos voix soient entendues au sein de l'Assemblée nationale et du Sénat. Il est temps que les dirigeants prennent nos réalités en considération". Les enjeux pour l’agriculture française sont cruciaux et nécessitent des réponses claires et actionnables. La situation est à suivre de près, car les répercussions de cette mobilisation pourraient s'étendre au-delà des frontières de la capitale.







