Adam Mosseri, le directeur d'Instagram, a fermement rejeté la notion d'« addiction clinique » lors d'une audience cruciale, évoquant plutôt une « utilisation problématique » des réseaux sociaux. Cette déclaration est survenue alors que se poursuivent les débats autour des implications de ces plateformes sur la santé mentale, notamment face aux accusations émises par des avocats représentant une plaignante, K.G.M., âgée de 20 ans, qui soutient que Meta et YouTube ont intentionnellement créé leurs applications pour être addictives.
D'après des rapports récents, comme celui de Le Monde, la question centrale tourne autour de la conception des applications et de leur impact sur le jeune public. Les experts en santé mentale s'interrogent sur la frontière entre une utilisation quotidienne des réseaux sociaux et un comportement qui pourrait être qualifié de dépendance. La psychologue Dr. Émilie Martin souligne que "les jeunes sont particulièrement vulnérables à l'impact des médias sociaux sur leur psychologie" et propose une sensibilisation accrue sur les comportements d'utilisation.
Ce procès pourrait établir un précédent quant à la responsabilité des entreprises de technologie dans la protection de la santé mentale de leurs utilisateurs. Alors que le jury poursuit ses délibérations, la communauté est divisée sur la nécessité d'une réglementation plus stricte des pratiques des réseaux sociaux, et certains ne manquent pas de rappeler que la transparence est essentielle pour éviter que les jeunes ne deviennent des victimes des plateformes qui prétendent les connecter.







