« Nous souhaitons affiner nos revendications pour donner un sens nouveau à nos actions », a déclaré Jérôme Delmas, le secrétaire général de la CGT du Lot. Cette réunion a également vu la participation de Fabienne Rouchy, membre du bureau confédéral de l'organisation syndicale, qui a apporté son soutien aux inquiétudes exprimées par la population.
« Pourquoi le manque de mobilisations ? Les sujets ne sont pas clairs ! Dans un contexte politique tendu, il est essentiel de refixer des axes clairs », a précisé Delmas, en soulignant que les services publics doivent devenir une priorité.
Selon une étude menée par la CGT, les préoccupations principales des Lotois portent sur les transports et la santé. L'enquête, réalisée auprès de 135 habitants, principalement des Cadurciens de plus de 40 ans, a révélé un sentiment général d'insatisfaction. De nombreux services comme La Poste, la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) et l'hôpital sont jugés de mauvaise qualité par près de la moitié des répondants.
Les raisons de cette insatisfaction sont variées : pénurie de personnel, complexité administrative, absence d'accueil physique et impact de la dématérialisation, sans oublier la problématique des déserts médicaux.
Côté transports, la CGT insiste sur la nécessité de maintenir des offres adaptées. « La désaffectation actuelle des services publics ne répond pas aux besoins des usagers. Nous demandons le maintien de la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse ainsi qu'une meilleure offre de bus à Cahors », a affirmé Delmas.
Les enjeux vont au-delà du simple transport. Il s'agit d'être vigilant sur plusieurs fronts : le refus de la privatisation, la nécessité de conserver des accueils physiques et l'importance de rendre les services publics plus attrayants. « La logique devrait être d'arrêter la privatisation et d'asseoir une meilleure justice fiscale », a souligné Jérôme Delmas. Fabienne Rouchy, quant à elle, compte éclaircir les financements des politiques publiques lors des prochaines rencontres.
« Les débats doivent se poursuivre pour construire un cahier revendicatif solide », conclut-elle. Le projet commence à prendre forme et les acteurs du département semblent déterminés à revendiquer des changements.







