Si vous envisagez de réaliser un projet immobilier, vous avez sans doute rencontré le terme de courtier. Mais quel est réellement le rôle de ce professionnel ? Pour vous apporter des éclaircissements, nous avons discuté avec Côme Robet, Président de la CNCEF Crédit.
La question demeure : courtier ou pas courtier ? Dans un environnement marqué par la hausse des taux et une certaine réticence des banques, l'accès à un prêt peut devenir un véritable parcours du combattant pour les particuliers. Actuellement, près de 40 % des prêts immobiliers sont obtenus par l'intermédiaire d'un courtier, selon un baromètre publié par Vousfinancer et Opinion Way. Mais qu'apporte réellement un courtier ? Côme Robet, expert en la matière, nous éclaire sur sa mission.
Le rôle du courtier
Côme Robet définit le courtier comme un démarcheur avisé entre le client et la banque. Ce professionnel joue un rôle crucial en facilitant l'obtention de crédits immobiliers au meilleur taux et dans les meilleures conditions. Grâce à sa formation spécialisée et sa connaissance approfondie du secteur bancaire, il peut analyser tous les facteurs influant sur les demandes de financement. Son objectif est d'accompagner ses clients tout au long du processus, depuis la constitution du dossier de prêt jusqu'à la signature de l'acte de vente. À l'opposé d'un banquier qui fait face à un volume élevé de clients, le courtier offre un suivi personnalisé au fil du temps.
Un métier sous réglementation
Tous les courtiers doivent être enregistrés auprès de l'Organisme pour le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance (Orias). Depuis une réforme en 2022, il est désormais obligatoire pour chaque courtier d'adhérer à une association professionnelle, garantissant ainsi une formation continue et un cadre réglementaire. Cela assure aux clients une expertise fiable dans leur recherche de financement.
Des relations stratégiques avec les banques
Un des atouts majeurs des courtiers réside dans leurs relations privilégiées avec les banques. "Un courtier doit connaître les offres bancaires en temps réel, y compris les conditions d’octroi et les taux préférentiels", confie Côme Robet. Avec une tendance croissante des consommateurs à privilégier les solutions en ligne, les banques rencontrent des difficultés à établir des liens solides avec leur clientèle. Les courtiers, eux, profitent d'un langage plus accessible et d'une flexibilité dans leurs horaires, facilitant la démarche de leurs clients. Actuellement, ils pèsent pour 50 % de la production de crédits bancaires, consolidant leur place dans le paysage financier français. Ainsi, même un courtier sans convention formelle avec une banque peut soumettre des dossiers dans divers établissements.
Merci à Côme Robet, Président de la CNCEF Crédit, pour ses précieux éclairages.







