Eric Bothorel, député Renaissance des Côtes-d'Armor, se retrouve persona non grata aux États-Unis. Ce membre du Parlement français a récemment subi des sanctions de l'administration américaine, une décision qui fait écho aux reproches formulés contre Thierry Breton. Selon des sources comme Le Canard enchaîné, la raison de cette interdiction réside dans ses critiques visant les algorithmes du réseau social X, propriété d'Elon Musk.
Début 2025, Bothorel a alerté sur l'influence potentielle de Musk sur l'opinion publique, une déclaration qu'il a qualifiée de menace pour la démocratie. "Il est évident que certains comportements soulèvent des inquiétudes", avait-il affirmé à 20 Minutes. Cette dénonciation a mené à une enquête et à une perquisition dans les locaux français de X.
Les conséquences de son acte
La semaine prochaine, Bothorel devait rejoindre une délégation parlementaire à Washington. Lors de la soumission de sa demande d'autorisation d'entrée (Esta), il a découvert qu'il n'était plus sur la liste des invités de la Maison-Blanche. "C'est vraiment regrettable. Les sanctions à mon encontre ne représentent pas les valeurs d'une grande démocratie", a-t-il confié. Pressentant un refus à son arrivée, il a préféré annuler son voyage.
Des sanctions ciblées et controversées
Cette décision s'inscrit dans un cadre plus large, puisque des sanctions similaires ont été imposées à d'autres Français, comme le juge Nicolas Guillou à la Cour pénale internationale, pour ses actions contre le gouvernement israélien. Ces mesures ont interpellé de nombreux observateurs, soulignant la lutte politique actuelle autour de la régulation des géants de la tech.
Les experts en droit international s'interrogent : ces sanctions ne nuisent-elles pas à la liberté d'expression et au dialogue nécessaire sur ces questions ?







