L'ancien Premier ministre Gabriel Attal a exprimé, mercredi sur France Inter, son souhait que la France prenne la tête d'une coalition d'États déterminés à œuvrer pour l'effondrement du régime iranien. Ce discours intervient alors qu'une série de manifestations massives en Iran ont été violemment réprimées.
Attal a déploré la situation actuelle en Iran et a plaidé pour que cette coalition ait des objectifs clairs : "renforcer les sanctions là où cela est possible pour que celles-ci soient véritablement appliquées" contre Téhéran. Le leader du parti Renaissance a également insisté sur l'importance de documenter les actions des responsables du régime, en proposant de créer des listes détaillées des exécuteurs, afin de garantir qu'ils puissent être traduits en justice un jour.
En envisageant l'avenir, Attal a souligné la nécessité de planifier "l'après" pour prévenir tout risque de chaos après une éventuelle chute des mollahs. Cependant, il a gardé le silence sur les modalités précises pour parvenir à cette fin. Notamment, il a évoqué que si un pays décidait d'intervenir militairement en Iran, il ne verrait pas cela d'un mauvais œil.
Le contexte amer est accentué par les récentes déclarations de Donald Trump, qui avait évoqué en janvier des menaces d'intervention militaire en raison de la répression accrue des manifestations. Pourtant, cette question semble avoir été mise de côté lors des récentes discussions à Oman, malgré la guerre qui a éclaté après des tensions avec Israël.
Les manifestations, qui ont débuté le 28 décembre à cause de l'augmentation du coût de la vie, se sont rapidement transformées en un mouvement de contestation généralisée contre le régime. Mardi, des habitants de Téhéran ont de nouveau exprimé leur colère en scandant des slogans hostiles à la République islamique, comme l'a rapporté des vidéos sur les réseaux sociaux.
L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, a révélé que le nombre de personnes mortes s'élevait à 6.964, la majorité étant des manifestants, tandis qu'elle continue d'enquête sur 11.730 autres cas de violations des droits humains. Cette crise met en lumière les défis pressants auxquels fait face le peuple iranien et la terreur d'un régime en réponse à la voix de l'oppression.







